Jean-Claude Logé, L’ex-milliardaire devenu fauché

En 1996, Jean-Claude Logé, richissime patron de Systemat, recevait le titre de manager de l’année et les égards du monde entier. Aujourd’hui, il ne lui reste que 40 euros sur son compte et quelques rares amis. Il raconte sa chute dans son livre Systemafric.

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L’an dernier, Jean-Claude Logé habitait encore une villa avec piscine au Sénégal. À 76 ans, il y passait une retraite paisible en compagnie de son épouse et de sa fille adoptive de 9 ans, Alice. C’est pourtant au rez-de-chaussée d’un immeuble ucclois de six étages sans grâce qu’il nous reçoit ce mardi après-midi. Il en est le locataire depuis le mois de mars. “Ça fait du bien d’être chez soi, confie-t-il amèrement. Cela fait un an que je loge à gauche, à droite, chez des amis.” Affalé sur son fauteuil en cuir, le cendrier sur les genoux et une clope au bout des lèvres, il jette un œil aux deux reproductions de Napoléon accrochées derrière sa table à manger. Il ne se prend pas pour l’empereur, même si sa vie a des accents bonapartistes, dit-il. Jean-Claude Logé avait la réputation d’être un chef autoritaire et ne cessait de voir plus grand. Mais son Waterloo à lui, c’est la morne plaine de sa vie privée.

Votre père était avocat. Votre mère l’assistait. Avez-vous toujours vécu dans la bourgeoisie? 

JEAN-CLAUDE LOGÉ – Mon père n’était pas l’un de ces avocats plein de fric. Au collège Cardinal Mercier, je faisais partie des plus pauvres. Je partais en vacances en camping. J’y ai passé de bons moments, mais je rêvais déjà d’hôtels cinq étoiles. Ce qui m’a vraiment fait beaucoup de mal, c’est le fait que mes parents parlaient beaucoup de l’argent qu’on n’avait pas. Je me suis juré qu’un jour je parlerais de l’argent que j’ai. 

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