Où sont sécurisées nos données?

Qui gère nos données de santé et de sécurité sociale ? Sont-elles préservées dans ce monde de plus en plus dirigé par des hackers ? Un homme parfois très critiqué, un belge, Frank Robben, très peu médiatisé, règne sur ce monde crypté. Enquête et rencontre dans Moustique cette semaine. 

datacenter, smals, santé, banque carrefour

En face de Tour & Taxi, le long du canal de Bruxelles, un bâtiment comme les autres renferme une société méconnue dirigée par un homme très discret, travailleur mais décrié par certains opposants. Cette société s’appelle la Smals ! A sa tête Frank Robben ! Dans le dernier rapport annuel de cette société, on peut lire que toutes les données de millions de belges sont protégées  dans deux data centers qui font partie « d’un groupe de quatre data centers sous la gestion du SPF Finances, de la Régie des bâtiments et de Smals, dans lequel les data centers fédéraux peuvent progressivement être intégrés suivant la stratégie G-Cloud ». La Smals dispose de deux data centers à Bruxelles, pour une capacité nette totale de quelques 2.000 m². « La sécurisation physique comprend entre-autre un contrôle permanent des accès par des caméras et des agents de sécurité sur place, un système de climatisation, ainsi qu’un système de détection et de lutte contre l’incendie de haute qualité. L’infrastructure électrique est dédoublée à 100 % et est protégée par plusieurs groupes de batteries de secours et différents générateurs de secours au diesel » peut-on encore lire dans le rapport.

Pour le patron de la Smals, Frank Robben, la sécurité absolue n’existe pas. « Avec une voiture, on peut toujours avoir un accident. De notre côté, on analyse de façon permanente les risques et les mesures à prendre. On fait beaucoup de tests en interne.»

Il y a quand même des règles de base à respecter selon lui.  « Il ne faut jamais que la même personne ait le contrôle de l’accès, du cryptage et des bases de données. Chez nous, ce sont toujours des entités différentes. »

Enfin, il est essentiel d’être très réactif : « Il y a deux ou trois ans, il y a eu un début d’incendie dans un centre informatique, une nuit. La chaleur augmentait fortement. Nous avons pris rapidement les décisions pour protéger au mieux toutes les données parce que la chaleur augmentait d’un degré toutes les 4 minutes.  Heureusement, nous n’avons rien perdu. »

Nos données « santé » sont-elles en danger en cas d’attaque ? « Il n’y a pas de centralisation des données chez nous, c’est ce qui nous sécurise le mieux. Les données sont chez les médecins, les hôpitaux, les patients » ajoute Franck Robben.

A noter qu’à la suite des événements terroristes, les départements de sécurité dont la Police fédérale ont sollicité le support informatique de Smals. L’attention pour la cybersécurité a aussi fortement augmenté évidemment ces derniers mois.

Pour découvrir notre article consacré aux données médicales et de sécurité sociale, rendez-vous en librairie ou sur notre édition numérique, sur iPad/iPhone et Android.

Sur le même sujet
Plus d'actualité