Benoît Lutgen: le saut de l’ange et la gueule du loup

Benoît Lutgen s’est jeté dans le vide. Depuis, les gouvernements francophones, et le PS en particulier, restent suspendus, comme lui, en apesanteur. Question: tout le monde a-t-il bien pensé à son parachute ?

Benoît Lutgen tente l’impossible pari: la Wallonie sans les socialistes. ©BelgaImage

J’ai l’impression que Lutgen a sauté de l’avion et attend que son parachute s’ouvre”, confie un ancien ministre. “Il est honnête, bien que calculateur, résume un ancien chef de cabinet PSC. Mais là il est dans le vide. C’est peut-être sa chance, peut-être sa mort. C’est le saut de l’ange.” Derrière l’honnête homme de Bastogne se cachait un loup. Solitaire et grégaire. Les deux. Pour sauver sa meute, Benoît Lutgen s’est aventuré hors de ses forêts ardennaises. On le sait: affamé, le loup s’égare quelquefois en ville, à la recherche de restes. C’est rare et non sans danger. Benoît Lutgen a posé sa patte sur les gouvernements francophones pour en chasser le PS, d’un coup, d’un seul. Les mots de trahison, et pire encore, sont sortis du côté socialiste en écho au cri du loup qui hurlait à la cupidité (socialiste) et son dégoût (face à l’affaire du Samusocial). En vérité, le loup sauvait sa peau et celle des siens. L’animal politique venait de jouer le coup de sa vie qui est aussi celui de sa survie. 

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