Sea, sexisme and sun

Avant que les femmes ne retrouvent sur les plages la liberté dans leur tête et leur corps, l’été exige son examen d’entrée: l’épreuve du maillot. Il est chaque année plus difficile.

Sea, sexisme & Sun ©BelgaImage

Deux kilos avant les vacances”, “Pas vraiment mon poids idéal pour la plage”, “Cette année, pas de de bikini”… Des phrases familières? Combien sommes-nous à regretter la forme de notre corps quand le temps des vacances revient, avec ses tentations de corps exposés au soleil? Et aux regards? Combien à maudire les stigmates de la sédentarité, les quelques centimètres de tour de taille ou de cuisses pris pendant l’année, la cellulite, les vergetures? Sans parler – merci au dernier numéro du magazine Elle français – du gras des bras?

Sous le maillot, les kilos, nous rappellent charitablement la presse, les réseaux sociaux, les blogs à buzz, traquant les photos de stars à la mer ou à la plage et la moindre protubérance à se mettre sous le clavier. Dès le début du printemps, pic en juin, la presse féminine en rajoute une couche en tentant de nous en retirer une, faisant usage d’un vocabulaire alarmiste genre niveau 4: “S.O.S. cellulite”, “Compte à rebours: un mois pour vraiment t’affiner avant les vacances”, “3 kg avant l’été, on s’allège tout de suite”, “Avoir des fesses de bombe…”. On a même droit à des “astuces pour mincir pendant les vacances”. Faudrait quand même pas qu’on se détende trop. Ventre plat, abdos béton, cuisses élancées, peau lisse, peau ferme… Les injonctions défilent.  

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