Hommes: qu’est-ce qu’elles ont nos jambes ?

Depuis mardi, ils font le buzz. L'image de ces chauffeurs de bus nantais, venus travailler en jupe, fait le tour de la toile et soulève une question: pourquoi les hommes ne peuvent-ils pas travailler les gambettes à l'air ?

@MAXPPP

Ce n’est un secret pour personne : il fait chaud ! Et les travailleurs qui bossent dans des bureaux climatisés (comme nous!) ne connaissent pas leur bonheur. Dehors, c’est la fournaise et d’autres corporations sont bien obligées de travailler, soleil ou pas. Prenons les chauffeurs de bus, par exemple, assis toute la journée derrière leur pare-brise qui réverbère et amplifie les rayons du soleil. Ils doivent s’accommoder de cette chaleur et cela passe par une bonne hydratation une tenue adaptée. Sauf que cette dernière n’est pas vraiment celle que l’on croit. Pour des raisons de sécurité, d’hygiène ou d’image d’entreprise, les hommes n’ont bien souvent pas le droit de travailler en bermuda. C’est le cas des chauffeurs de bus de Nantes. Mais cette interdiction n’a pas refroidi les ardeurs de ces conducteurs qui, en guise de protestation, se sont rendus en jupe sur leur lieu de travail. Ils font le buzz depuis lors. « On ne nous autorise pas à avoir un pantacourt. Puisque la jupe est une tenue autorisée, nous la portons » rapporte Didier Sauvetre, un des conducteurs, au journal Presse Océan.

La jupe, symbole de protestation

Ces Nantais ne sont pas les premiers à oser la jupe. En juin 2013, des conducteurs de train suédois avaient déjà initié cette tendance pour dénoncer le manque de flexibilité vestimentaire de la part de leur direction. L’employeur avait finalement cédé et toléré le port du short. Et revêtir la jupe est dans l’air du temps ! Simultanément à l’action des chauffeurs de bus nantais, le Mirror rapporte que cinq étudiants de l’école de Devon sont venus au cours en jupe. Le port du bermuda étant sanctionné par une retenue, même en cas de canicule, une enseignante avait lâché sur un ton sarcastique « Mais vous pouvez venir en jupe si ça vous chante. » C’est exactement ce qu’ils ont fait le lendemain ! Les cinq adolescents sont devenus les coqueluches de l’école et une cinquantaine d’étudiants prévoit d’imiter leur geste.

Autre histoire de jupe: un employé de bureau londonien a été renvoyé chez lui afin de se changer, car il était venu en bermuda au travail. L’homme s’est exécuté est en revenu… en robe, tenue autorisée ! Une demi-victoire puisque l’entreprise a réagi par mail en indiquant que les pantalons ¾ sombres seraient autorisés en cas de forte chaleur.

Nul n’est censé ignorer la loi

Les entreprises fixent elles-mêmes dans leur règlement d’ordre intérieur les codes vestimentaires à suivre. Et si une telle obligation existe au sein de l’entreprise, le travailleur est tenu de s’y soumettre. L’Express rappelle qu’un agent technique de la société Sagem avait été renvoyé après s’être présenté à plusieurs reprises sur son lieu de travail en bermuda, malgré les remontrances verbales et écrites de sa hiérarchie. La Cour de cassation avait estimé le licenciement comme justifié car sa tenue était effectivement incompatible avec l’exercice de ses fonctions. Décidément, s’il ne peut plus les écarter (coucou le manspreading) ni les aérer, on se demande le prochain sort réservé aux jambes masculines.

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