Alcool : « 250.000 Belges sont dépendants »

Un Réseau-Alcool est lancé pour le grand public. Il entend faciliter la mise en contact des personnes ayant un problème d'alcool avec un ou des professionnels spécialisés. Et vous? Un souci ou pas ?  Faites le test.

belgaimage-119583112-full

« Aujourd’hui, un million de personnes en Belgique ont un mésusage en matière d’alcool. » Le Dr Thomas Orban, président de la SSMG, Société Scientifique de Médecine Générale et responsable de la cellule alcoologie ne cache pas l’ampleur du problème : « Il y a 250.000 personnes dépendantes chez nous. De nombreuses maladies sont liées à l’alcool et sa consommation a un impact réel dans la vie de famille, la vie socioprofessionnels, et aussi en matière de santé mentale. »

Il a donc décidé de créer des passerelles entre le public et les professionnel. « Nous lançons le Réseau-Alcool, fondé par la SSMG, avec un site « mixte », qui aborde le mésusage d’alcool tant en s’adressant aux prestataires de soins qu’au grand public. Il offre en outre aux visiteurs des services inédits, comme la recherche par code postal d’un professionnel spécialisé ou encore la possibilité de poser une question à des médecins alcoologues. »

Les médecins, mais aussi les infirmiers, kinésithérapeutes, psychologues, assistants sociaux… y puiseront toutes les ressources proposées par la cellule pour développer leurs aptitudes à dépister et accompagner les problèmes de boisson. « Nous avons, pour la population, la volonté d’offrir des informations exhaustives sur la problématique de la consommation excessive d’alcool. Ce n’est pas toujours facile pour les médecins généralistes de parler d’alcool avec leur patient…surtout parce qu’ils n’ont pas toujours une réponse à apporter ».

Trouver votre alcoologue

Concrètement, le Réseau-Alcool aide le visiteur en quête d’aide. Il existe des prestataires spécialisés pour les aider au nombre d’une trentaine, répartis dans toute la Wallonie et à Bruxelles. Leur caractéristique commune : s’être familiarisé à l’alcoologie en suivant des modules spécifiques de la SSMG ou encore le certificat interuniversitaire. « Notre volonté est vraiment que les personnes puissent trouver un prestataire sans être stigmatisées. Il est aussi possible d’adresser une question relative à l’abus de boisson, via l’adresse questionalcool@ssmg.be. Elle sera traitée par un médecin alcoologue, moi ou un collègue. Nous avons une expérience en la matière puisque nous sommes confrontés à des jeunes de 7 à 77 ans dans les consultations », ajoute le Dr Thomas Orban.

Si un doute subsiste dans certains esprits, le Dr Orban insiste plus que jamais sur la prévention et une diminution de la consommation parce que « un homme meurt toutes les 10 secondes à cause de cet abus ». L’alcool reste la seconde cause principale de cancer…. « Même si des efforts sont faits au niveau de la Région et de la Fédération qui soutiennent notre projet, le niveau Fédéral ne fait rien et ce n’est pas normal », conclut le Dr Orban.

Sur le même sujet
Plus d'actualité