Voilà la prochaine cyberattaque

Après WannaCry et ses 200.000 demandes de rançon, une nouvelle cyberarme cible les réseaux électriques. Où sont les failles? Nos industries sont-elles parées? Enquête exclusive.

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À lui seul, son nom file déjà des frissons. Baptisé “Industroyer” (contraction des termes anglais “industrial” et “destroyer”), un nouveau virus vient d’être identifié par des chercheurs en sécurité informatique. Il s’agit d’un puissant logiciel malveillant, voire une cyberarme de destruction massive. Ce virus industriel cible en effet le secteur de l’énergie. “C’est même la menace la plus puissante pour les systèmes de contrôle industriels depuis Stuxnet!”, enchérit le spécialiste slovaque en cybersécurité ESET, codécouvreur de cette nouvelle menace avec l’américain Dragos. 

Pour rappel, le ver informatique Stuxnet, attribué aux services secrets américains et israéliens, a saboté une centrale nucléaire iranienne en 2010, provoquant même des explosions. Une première mondiale dans l’histoire du piratage informatique, qui aurait pu se solder selon les experts russes par un accident pire que celui de Tchernobyl. Le potentiel de cette super-mine numérique? D’après ces chercheurs européens et américains, Industroyer serait déjà responsable du piratage du réseau ukrainien en décembre 2016, qui avait privé une partie de Kiev d’électricité pendant plus d’une heure. “Ce nouveau virus peut être immédiatement adapté pour attaquer des réseaux en Europe et dans une partie du Moyen-Orient et de l’Asie”, avertit encore l’expert US. Cette cyberarme peut-elle dès lors frapper la Belgique, pays fortement nucléarisé et très densément électrifié? Se couvrant derrière le secret-défense, aucun opérateur belge ne se risque à y répondre.

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