Taxes sur les vices: la fiscalité panpan cucul

Avec des budgets toujours plus ric-rac, les ministres sortent à chaque fois la même douce rengaine: les hausses d’accises sur le diesel, le tabac, l’alcool ou les boissons sucrées. Avec des arguments bien culpabilisants, mais pour des résultats ambivalents. Polémique. 

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On appelle cela la fiscalité comportementale ou la taxation des vices. Cette manière particulière de taxer est de plus en plus utilisée non seulement en Belgique mais partout dans le monde. Son volet dissuasif est le plus trash, si on peut dire. “La fiscalité est utilisée comme instrument pour orienter les comportements. Cela peut être la carotte, avec une fiscalité incitative ou le bâton, avec une fiscalité dissuasive”, pose Marc Bourgeois, le coprésident de l’Institut de fiscalité-Tax Institute de l’Université de Liège. 
Différents mécanismes ont été imaginés par nos ministres afin de faire rentrer 3 milliards dans les caisses. La meilleure arme de manipulation, c’est encore la culpabilité. Le contribuable, blâmé d’être fumeur, alcoolique ou trop gros, ose à peine broncher lorsque les nouvelles taxes viennent le frapper. Les derniers chiffres enregistrés sont cependant loin d’être une brillante démonstration d’efficacité que ce soit pour les finances publiques ou pour la santé des consommateurs. 

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