Politique et bonne gouvernance: les jeunes font-ils vraiment mieux?

Pendant que leurs aînés collectionnent les casseroles, certaines jeunes pousses politiques affichent déjà les mêmes travers. Mais, c’est promis, comme les partis dont elles incarnent l’avenir, elles vont changer…

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Les récentes affaires du Samusocial en ont, à Bruxelles cette fois, apporté une nouvelle preuve: le pouvoir corrompt. Ou du moins son exercice s’accommode-t-il d’un certain estompement de la norme. Mais au fond, à quel âge ça commence? À la différence des partis, les jeunesses politiques ont encore la réputation de mener un combat sincère et honnête. Loin des combats de fauves qui, chez leurs aînés, jalonnent la piste du pouvoir pour le pouvoir, c’est là que se trouveraient les dernières âmes pures de la politique belge. Peut-être, justement, parce qu’il n’y serait pas uniquement question de politique… “Le rôle de ces mouvements est avant tout de former des “cracks”, des citoyens responsables, actifs, critiques et solidaires”, glisse Maxime Felon, le président des Jeunes socialistes.

Dans ses recherches à l’ULg, Hugues Renard ne dit pas autre chose. D’ailleurs, les jeunes s’engagent souvent de manière éphémère dans ces mouvements. La majorité y passerait moins d’un an. D’autant, explique-t-il, que l’idéologie n’est pas la première motivation de l’engagement. “Ces mouvements sont avant tout un espace de rencontre et de discussion. Nous ne retrouvons pas de manière dominante, dans les déclarations des membres, le désir de défense d’un projet prédéfini, mais bien celui d’avoir l’occasion de participer à une réflexion collective dans un but d’enrichissement intellectuel personnel.” 

Ces dernières semaines ont cependant prouvé que ces engagés de moins de 30 ans ne sont pas tous si désintéressés et auraient bien plus de points communs avec leurs aînés qu’ils le laissent entendre. Quelques jours avant que le secrétaire d’État N-VA Theo Francken essuie un énième dérapage sur Twitter en partageant la photo d’une policière nue au moment du débat sur le port du voile dans les forces de l’ordre, le vice-président des jeunes du parti était, lui, contraint de démissionner. Mi-mai, Dylan    Vandersnickt avait publié un photomontage de Pepe la grenouille, mascotte de l’extrême droite aux États-Unis, victime de viol et dont la tête était remplacée par celle d’une étudiante de la VUB et membre du Comac. Un autre étudiant de confession musulmane était présent en arrière-plan avec le message “Bienvenue aux réfugiés, enrichissement culturel assuré”. 

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