Mais qui veut la peau de Donald Trump ?

Une adaptation de Jules César de Shakespeare mettant en scène l'assassinat du président américain suscite la polémique.

Mais qui veut la peau de Donald Trump ?

Décidément, il ne fait pas bon s’engager contre Donald Trump en tant qu’artiste. La comédienne Kathy Griffin en avait fait les frais en posant avec la tête du président décapité en mai dernier. Suite à ce happening, elle accuse Donald Trump de vouloir lui « ruiner la vie ». Depuis lundi, c’est une pièce de théâtre qui est à l’origine de la polémique. En cause ? Une adaptation de Jules César de Shakespeare, où l’empereur romain en question n’est autre que Donald Trump. Le président américain se fait sauvagement assassiner par une foule de femmes et de minorités, tiens donc. 
La pièce, jouée et montée par le Public Theater depuis le 23 mai, a ouvert le festival Shakespeare in the Park ce lundi soir à Central Park et a créé la controverse. En plus des réactions politiques auxquelles on pouvait s’attendre, deux sponsors du Public Theater, la Bank of America et la compagnie aérienne Delta, ont décidé de retirer leur financement. Avec l’appui de la ville de New York, le théâtre a toutefois affirmé son soutien à la pièce et la maintiendra jusqu’au 18 juin. 

Comme le relève le Figaro, ce n’est pas la première fois que la mort d’un chef d’état est mise en scène. En 2012, Barack Obama avait été lui aussi fait l’objet d’une adaptation de ce même Jules César de Shakespeare, sans pour autant susciter la polémique. Si certains pensent que cette pièce prône l’assassinat politique, le directeur artistique du Public Theater, Oskar Eustis a tenu à clarifier son intention : « Notre interprétation de Jules César ne prône en aucun cas la violence envers autrui. La pièce de Shakespeare et notre version vont dans le sens inverse : ceux qui tentent de défendre la démocratie en employant des moyens non démocratiques en paient le prix fort en détruisant la chose qu’ils essaient précisément de sauver. » 
Après le scandale de l’ingérence russe dans sa campagne présidentielle, Donald Trump n’en est plus à une polémique près.

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