L’industrie automobile continue à nous enfumer

L’étau se resserre sur les moteurs diesel. Et les moteurs à essence sont tout aussi suspects. Sauf qu’en Belgique, seule la Wallonie se montre combative. En attendant, faute de réelles pressions sur les constructeurs, l’industrie automobile continue à nous enfumer.

Rouler propre, l'impossible défi ©BelgaImage

Après les États-Unis et les manipulations de Volks-wagen, l’étau se resserre en Allemagne sur Audi (lui aussi issu du groupe VW). Pour la première fois depuis l’éclatement du “dieselgate”, en septembre 2015, la marque aux anneaux est directement accusée par les autorités allemandes d’avoir également manipulé les tests d’émission de ses voitures diesel en Europe.

Début juin, les autorités allemandes ont déjà ordonné le rappel de 24.000 modèles A7 et A8 d’Audi. Ces voitures sont accusées d’intégrer un logiciel de manipulation des tests d’émission de polluants. Selon le ministère allemand des Transports, les berlines concernées, assemblées entre 2009 et 2013 rejettent deux fois plus d’oxyde d’azote que la limite autorisée quand le volant est tourné de plus de 15 degrés… La marque fait aussi l’objet de plaintes en nom collectif sur des moteurs 3 litres essence. Désormais, Audi reconnaît des “anomalies” et table sur un début des rappels dans les garages à partir du mois de juillet, pour une mise en conformité du logiciel censée prendre environ trente minutes, indique le constructeur. Fâcheux, pour le groupe Volkswagen, alors que sa filiale d’Ingolstadt génère, avec Porsche, l’essentiel de ses profits. 

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