Ce que vous mangerez demain

Grillons en entrée, viande de synthèse en plat de résistance et dessert sans sucre… Ne faisons pas la fine bouche. Les aliments du futur ne seront pas nécessairement moins savoureux. Et ils pourraient vaincre l’obésité et en finir avec la malnutrition.  

Manger autrement ©TNO

Chaque année depuis 1987, l’homme consomme plus que ce que la Terre peut produire. L’an dernier, selon l’ONG canadienne Global Footprint Network, le “jour de dépassement” a eu lieu le 8 août. Pendant près de cinq mois, nous avons donc vécu “à crédit”. Les années passent et le constat empire. La croissance démographique en est la première responsable. En 2050, prédit l’ONU, il faudra nourrir 2 milliards de bouches supplémentaires tandis que  la superficie disponible pour les terres agricoles et d’élevage aura, elle, diminué. 
Il n’y a donc pas le choix. Il faut changer nos habitudes alimentaires. D’autant que ce qu’on mange nous tue. Les études se multiplient et se recoupent: on mange trop de viande, trop de sucre, trop de graisse, trop de sel, trop de tout. 

1 adulte sur 6 est obèse

En Europe, chiffre Euro-stat, un adulte sur six est obèse. Un enfant sur trois est en surpoids. Sans parler des maladies cardiovasculaires, du diabète et des cancers que cette malbouffe quotidienne induit. Reste à déterminer à quelle sauce le futur sera mangé. Dans les vingt prochaines années, se contentera-t-on de pilules nutritives? Reviendrons-nous à des ingrédients naturels et sans additifs? Mangerons-nous des insectes? Que deviendront les plats préparés? Et le sucre? Et la viande? Quelques érudits planchent activement sur ces questions et développent dans leur coin des options intéressantes ? Pour encourager les jeunes à développer les “aliments de demain”, la Fédération de l’industrie alimentaire (FEVIA) a d’ailleurs organisé fin avril un concours à l’innovation. Pourtant, dans une salle du château Terblock à Overijse, Anne Reul, secrétaire générale pour la Wallonie, nie toute “révolution alimentaire”: “Les nouveaux régimes nutritifs – végétarisme, véganisme et tous les “sans gluten-lactose-sucrose-etc.” – sont des niches et on ne prévoit pas de bouleversement dans les années à venir.” Sauf que derrière leurs stands, les innovateurs présentent majoritairement des produits à base de légumes et sans viande et tiennent un tout autre discours. 

Adrien Anckaert et ses collègues sont étudiants en dernière année à la Haute École provinciale de Hainaut-Condorcet à Ath. Ils ont développé La Saucière, une sauce à base de légumes oubliés, notamment la courge de butternut, et pouvant être congelée. “En la mélangeant avec de l’eau, on peut lui donner l’épaisseur qu’on souhaite. On peut par exemple la manger avec des pâtes, mais sans obligatoirement ajouter de viande, car la sauce est ultra-nourrissante.”

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