Eurodrama

Blanche, la représentante belge, devrait se qualifier sans difficulté dans un Eurovision déjà bien chahuté.

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Le moins qu’on puisse dire est que la 62e salve de l’Eurovision a déjà fait couler beaucoup d’encre, alors même que la compétition officielle ne démarre que ce soir. En cause, les difficultés de l’Ukraine à chapeauter l’événement qui se tient à Kiev. On s’en souvient: ils en ont obtenu l’organisation l’an passé, après que Jamala, leur représentante, eut remporté le pompon avec sa chanson engagée 1944. Un titre qui rendait hommage aux Tatars de Crimée déportés par l’Union soviétique cette année-là. On s’en doute, les Russes n’avaient pas apprécié. Ces derniers se sont d’ailleurs retirés de la joute musicale, après que leur artiste a été interdite de séjour en Ukraine pour avoir chanté sans autorisation en Crimée (annexée par la Russie au printemps 2014). Désormais dans le collimateur de l’Union européenne de radio-télévision (l’organisme qui contrôle l’Eurovision), l’Ukraine pourrait être sanctionnée pour cette décision, une fois l’édition 2017 écoulée. Ambiance.

Les tensions devraient toutefois être retombées à l’occasion de cette première manche dans laquelle Blanche, notre porte-drapeau, concourt avec City Lights. Un morceau de qualité, résolument moderne, qui a déjà séduit les fans du concours, mais aussi les bookmakers. L’ancienne candidate de The Voice passera en cinquième position et devrait logiquement se qualifier pour la finale du samedi 13 mai, en même temps que d’autres grands favoris comme la Suède (qui ouvrira avec panache cette demi-finale) ou encore le Portugal, de retour sur la scène européenne après une année d’absence, dont la ritournelle risque d’en charmer plus d’un.

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