Où jeter ses aliments périmés?

41 % des Wallons jettent leurs aliments vieillissants dans une poubelle tout-venant. C'est pourtant la pire chose à faire. 

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38 % des Wallons gaspillent leurs aliments non-consommés parce que la date de péremption est dépassée et 29 % parce que les produits sans date de péremption (fruits et légumes, pain, etc.) ont l’air avarié. C’est ce que révèle l’enquête du centre d’étude GfK commanditée par le ministre wallon de l’Environnement cdH Carlo Di Antonio que nous avons pu consulter intégralement en exclusivité. L’enquête révèle aussi que 14 % des consommateurs jettent leurs produits directement, sans réfléchir, une fois la date dépassée. 37 % les consomment encore quelques jours de plus et 2 % ne font simplement jamais attention à la date. La plus grande partie des wallons (47 %) préfère vérifier, en le goûtant, que le produit est encore bon. Selon Renaud De Bruyn, spécialiste de l’alimentation durable au sein de l’ASBL Ecoconso, cette dernière attitude est certainement la meilleure. Les producteurs sont en effet extrêmement prudents quand ils déterminent la date limite de consommation afin d’éviter d’avoir un scandale alimentaire sur les épaules. La plupart du temps, les produits peuvent dès lors être consommés quelques jours supplémentaires. Il arrive cependant qu’ils ne soient plus mangeables. Ils doivent alors être jetés. 

Pas dans les sacs blancs

Toujours selon l’enquête commandée par le Ministre, 41 % des Wallons s’en débarrassent via la poubelle tout-venant, c’est-à-dire les sacs blancs. Il s’agit pourtant d’un des pires canaux, avec le jet d’ordures organiques dans la nature sous prétexte qu’ils seraient « biodégradables » ou les poubelles publiques. Ces sacs finissent en effet généralement dans un incinérateur. Or les matières organiques brûlent très mal et ralentissent le processus. La machine doit alors consommer beaucoup plus d’énergie qu’elle ne le devrait… L’idéal serait alors de les jeter, comme le font déjà totalement ou en partie 82 % des Wallons, dans un compost privé ou public (31 %), dans une poubelle pour déchets organiques devenues obligatoires dans plusieurs dizaines de communes wallonnes (29 %) ou de les donner aux animaux domestiques ou non (36%).

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