Avortement: le conservatisme forcené est aussi chez nous

Dans le Moustique de cette semaine, la menace qui plane sur le droit à l'avortement est dans le viseur de Jean-Luc Cambier.

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Une députée démocrate du Texas propose de pénaliser d’une amende de 100 dollars la masturbation masculine, acte “contre un enfant à naître et ne conservant pas la sainteté  de la vie” et imposer un délai de 24 h avant qu’un médecin puisse prescrire du Viagra. Ces deux projets de loi, calqués sur des textes en vigueur, sont évidemment des provocations pour dénoncer un État qui multiplie les obstacles à accéder au droit constitutionnel à l’interruption de grossesse. L’humour de Jessica Parker n’a pas empêché le vote de deux nouveaux textes anti-IVG, mais on a quand même évité l’obligation d’organiser des funérailles pour les fœtus avortés!
Ce conservatisme forcené est aussi en action chez nous. Les délires d’un universitaire (l’avortement est plus immoral que le viol) et ceux de la porte-parole de “Marche pour la vie” (pour un doigt manquant, on avorte la veille de l’accouchement) viennent d’alerter. Mais leur outrance les rend quasi inoffensifs alors qu’il y a plus grave parce que plus insidieux et plus légal. La rédaction a mis en lumière ces menaces inattendues contre un droit humain reconnu, symbole du droit des femmes à décider de leur vie et de leur corps comme de la volonté des hommes à lutter contre les traces rétrogrades d’une société paternaliste. Vincent Peiffer, lui, s’est énervé, mais ça, ça ne vous surprendra pas.

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