Roberto Martínez: « La Belgique est un pays intrigant »

Choisi pour sa maîtrise tactique, le coach national a également su faire preuve d’audace et réalise pour l’instant un sans-faute en matchs officiels. Plein d’ambition pour notre fameuse “génération dorée”, il garde néanmoins la tête sur les épaules. 

Roberto Martínez ©Belga

À notre arrivée au Belgian Football Center, le QG des Diables rouges à Tubize, Roberto Martínez se fait attendre. Il a pris quelques minutes après sa réunion et avant l’interview pour regarder la “Homeless Cup”, la Coupe des sans-abri, qui se tenait ce jour-là au complexe sportif. “Je suis curieux de savoir quelle équipe va finir vainqueur”, lance le sélectionneur national en s’excusant pour son retard. Roberto Martínez ne fait pas semblant. Il aime le foot. Il adore voir de petites équipes sans grands talents individuels faire mal aux grosses grâce à leur mise en place et leur jeu collectif. Ce qu’il a d’ailleurs fait en Angleterre avec le modeste club de Wigan, vainqueur de la prestigieuse Cup en 2013. 
C’est cet amour de la tactique qui a conduit l’Union belge de football l’été dernier pour remplacer Marc Wilmots. Le pari semble bien parti pour être gagné. Accrochée lors de certaines rencontres sans enjeux, l’équipe nationale a enchaîné quatre victoires en matchs qualificatifs pour la Coupe du monde en Russie en 2018. Avec 21 buts marqués et un seul encaissé, les résultats des Diables placent la Belgique à la première place du groupe H, deux points devant la Grèce, qu’elle affronte ce samedi 25 mars au stade Roi Baudouin. Manifestement sans son joueur emblématique: Eden Hazard, blessé.

Il paraît que vous êtes obsédé par l’aspect tactique du football depuis que vous êtes gamin… 

ROBERTO MARTINEZ – C’est la vérité! Mon père m’en a donné le goût. Il me testait, me faisait expérimenter des choses et commenter des matchs. 

Aujourd’hui, quel est votre joueur préféré ? 

Je n’ai jamais été un grand fan de footballeurs. Gamin, je n’en connaissais même pratiquement aucun. De même, je ne reste jamais très longtemps amoureux d’un footballeur ou d’une équipe. Cette saison, mon équipe préférée a été le PSG lors du match aller contre Barcelone en Ligue des champions. Meunier y a été exceptionnel. J’ai aussi un petit coup cœur pour le championnat anglais. Là-bas, les clubs peuvent tout faire. Ils ont les moyens financiers, l’histoire et les talents dans leurs équipes. 

Vous vivez vraiment en Belgique ? Vous pensez quoi de la vie ici ? 

Oui, à Waterloo, avec ma femme et ma fille. Je découvre encore un petit peu de la Belgique chaque jour. C’est un pays intrigant, un exemple de diversité. Même si ma vision est peut-être un peu tronquée, je visite par le biais du football, en allant voir des matchs dans tout le pays. Une autre chose qui m’a étonné, c’est que vous dites, quand on vous demande si vous serez là à l’heure: “Si le trafic le veut bien”. J’ai encore du mal à comprendre! Pourquoi vos routes sont-elles si embouteillées? Sinon, j’adore votre cuisine! J’avoue que j’ai un faible pour vos   croquettes aux crevettes.

Quel est votre bilan de ces sept premiers mois à la tête des Diables rouges ?

Il est très positif. Les joueurs se donnent à fond pour l’équipe et se montrent compréhensifs quant à mes choix. Le staff est aux petits soins et les supporters commencent à nous faire à nouveau confiance après la déception de l’Euro. Il faut dire que les Diables ont fait le boulot lors des quatre dernières rencontres officielles. 

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