Diables rouges: que font vraiment les assistants de Martínez?

L'un est l'assistant de Roberto Martínez depuis 10 ans. L'autre est une star du ballon rond. Ensemble, ils doivent emmener les Diables au sommet. 

Ensemble, Thierry Henry et Graeme Jones doivent emmener les Diables au sommet. ©Reporters/Danny Gys

Graeme Jones, le fidèle acolyte 

C’est en tant que joueur dans les divisions inférieures d’Angleterre que Graeme Jones rencontre Roberto Martínez pour la première fois. Plusieurs années plus tard, alors qu’il est entraîneur adjoint en Premier League écossaise, il se fait appeler par l’Espagnol pour l’assister à Swansea, en D3 anglaise. Il le suivra ensuite pour coacher Wigan, puis Everton en Premiere League anglaise avant de rejoindre la Belgique, en août 2016, en tant que premier assistant. Il n’a pas hésité une seconde. En assistant au match Belgique-Russie lors de la coupe du monde au Brésil en 2014, l’Anglais de 47 ans est tout de suite tombé amoureux des Diables rouges.

Son rôle exact avec les Diables? Analyser le jeu des joueurs sélectionnables et, quand l’équipe nationale est réunie, travailler la technique des individualités et les phases arrêtées. Mais c’est aussi son positivisme et sa bonne humeur légendaire qu’il apporte dans les vestiaires. Roberto Martínez nous l’affirme: il compte aussi sur Graeme Jones pour le conseiller, remettre ses choix en cause et, surtout, ne jamais s’écraser devant son autorité. Bien moins sur la retenue que le sélectionneur national, au fil des interviews, Graeme Jones le dit sans détour: « Les Diables ne doivent pas penser qu’ils auront encore des chances à l’avenir de remporter un trophée majeur. Ils ont l’expérience et les capacités physiques nécessaires pour l’exploiter au mieux. Il n’y a rien de plus motivant que de gagner une Coupe du monde. Et c’est possible. »

Thierry Henry, le champion du monde

Au moment de l’annonce du staff de Roberto Martínez en août dernier, les médias n’ont parlé que de lui. Thierry Henry, le Français champion du monde en 1998, champion d’Europe en 2000, champion d’Angleterre avec Arsenal, meilleur buteur historique du club et double ballon d’or rejoint le rang des Diables rouges. Mais pas question de se la jouer super star. L’homme reste discret et n’accorde qu’une interview, où il joue le modeste, à la RTBF début février. Car s’il se met au service des Diables, c’est avant tout pour apprendre le métier d’entraîneur. Comme Zinedine Zidane, désormais T1 du Real Madrid, il veut passer les échelons un par un, pour ne pas se viander, lui qui n’aime pas l’échec. C’est exactement pour ça que Roberto Martínez l’a choisi comme T3. Il sait comment gagner, mais aussi garder la tête sur les épaules. Il est là pour inculquer cette mentalité, la culture de la gagne, à une génération de footballers belges exceptionnels, mais qui bloquent encore dans les moments cruciaux. Attaquant de carrière, le sélectionneur des Diables lui demande de consacrer principalement son attention sur les numéros 9 potentiels de l’équipe avec, en première ligne, le titulaire désormais affirmé : Romelu Lukaku. Mais pour mener sa mission à bien, Roberto Martínez est formel: « Il faut lui laisser de l’espace pour travailler. Je comprends l’engouement à son égard, mais il faut distinguer le Thierry Henry joueur de foot et le Thierry Henry assistant. »

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