Les banques nous ont-elles remboursé la crise?

Pris dans la tourmente du krach de 2008, le secteur bancaire avait été secouru par l’argent du contribuable, à hauteur de près de 12 milliards d’euros. Cette somme a aujourd’hui été presque entièrement remboursée. Mais l’État aurait pu en retirer beaucoup plus.

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Vous vous souvenez des milliards envolés en fumée dans le bilan des établissements bancaires pendant la crise bancaire et financière de 2008? À l’époque, l’État belge – le contribuable, donc – était venu à leur secours, écopant par-ci, épongeant par-là. Huit ans plus tard, alors que l’économie sort à peine la tête de l’eau, il est permis de se demander ce qui a été remboursé et si le contribuable, au final, a été lésé.

Petit rappel. Les mesures d’aide prises par l’État depuis 2008 jusqu’à aujourd’hui pour soutenir certaines institutions du secteur financier ont pris trois formes distinctes: les participations dans le capital de certaines banques, les prêts accordés et l’octroi de la garantie de l’État. “Afin de soutenir le secteur financier, l’État a investi en 2008 et 2009 11,7 milliards d’euros dans le capital de certaines  institutions financières”, précise ainsi le ministre des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA). 

À qui les a-t-on donnés? L’exemple le plus emblématique est celui de Dexia. Dans le cadre de la restructuration du groupe en 2011, l’État a acquis 100 % du capital de Dexia Banque Belgique (devenue depuis Belfius et qui avait été recapitalisée à hauteur de 1 milliard d’euros en 2008) contre le paiement d’un montant de 4 milliards d’euros. Fin 2012, Dexia SA, la “bad bank” où sont regroupés les produits les plus risqués, a été recapitalisée à hauteur de 2,9 milliards d’euros par l’État belge. “Le capital de Dexia est actuellement suffisant et sous contrôle, précise Johan Van Overtveldt à la Chambre. Les actifs de Dexia sont globalement de bonne qualité. Actuellement, le besoin de liquidité de Dexia varie en fonction de conditions de marché.” Comme tout actionnaire, l’État court le risque d’une perte de valeur (partielle) de ses participations. “Pour suivre les garanties accordées et anticiper une éventuelle dégradation de la situation, la Trésorerie a développé un système de clignotants” conclut le ministre. 

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