Le roi, la loi, les fringues

Ils dictent leurs idées chez Dior, Calvin Klein, Yves Saint Laurent. Sur leurs épaules reposent des responsabilités tétanisantes et des chiffres d’affaires affolants. Ils sont Belges, mais les Belges ne les connaissent pas.

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La prochaine fois que vous recevrez un slip Calvin Klein à la Noël ou à la Saint- Valentin, dites-vous que sa création et sa fabrication ont été décidées par un Belge. La prochaine fois que vous saliverez devant une jupe droite noire Yves Saint Laurent, dites-vous (mais peut-être le savez-vous déjà) qu’elle a été dessinée par un Belge. La prochaine fois que vous achèterez un fard à paupières Dior, dites-vous que sa couleur a été conçue par encore un Belge. Et si, par hasard, il vous prend l’envie de vous aventurer dans un jeans brodé Dior Homme (ça existe), dites-vous qu’il sort de l’imagination d’un autre Belge. Si on additionne les chiffres d’affaires de ces maisons qui ne sont pas sur le marché pour plaisanter, on peut dire que les Belges ont les épaules suffisamment solides pour qu’on leur en confie les clés. Raf Simons chez Calvin Klein. Anthony Vaccarello chez Saint Laurent. Peter Philips aux maquillages Dior et Kris Van Assche chez Dior Homme. Ce ne sont là que les noms les plus haut placés dans l’industrie de la mode internationale qui, à tous les échelons, attire et aspire un nombre incalculable de talents belges. Si le travail ne manque pas en Belgique, Paris et Milan restent les meilleurs plans stages pour les étudiants qui sortent de nos écoles de mode dont les deux principales – l’Académie d’Anvers et La Cambre – continuent de livrer au marché des aspirants très recherchés. 

Bruxelles, Anvers, Paris, Milan 

C’est au bas de l’échelle qu’ils démarrent pour gravir, une à une, les marches qui, parfois, comme dans les plus beaux contes de fées industriels, les mènent à la tête d’une maison dont le nom est synonyme de luxe suprême et de prestige international. C’est le chemin, jusqu’ici sans faute, qu’a suivi Anthony Vaccarello, Bruxellois de 35 ans, pur produit de La Cambre Mode, une section qui pousse ses étudiants aux limites de leur potentiel créatif tout en les confrontant aux réalités commerciales du métier.

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