La psychomotricité entravée

Le trou de la sécu sera trois fois plus important que prévu. Un (gros) arbre qui cache une forêt de dysfonctionnements. Exemple: ces 2.000 psychomotriciens déclarés illégaux par la ministre de la Santé.

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Ils sont six. Ces étudiants ou diplômés en psychomotricité ont décidé de mener une action en référé au tribunal de première instance à Liège contre l’État belge. Ils sont furibards, eux qui au contact d’enfants et de parents travaillent sur les problèmes d’attention ou les troubles de l’équilibre ou du comportement, à l’hôpital, dans les crèches, à l’école… Seulement six, donc, mais au nom de centaines de praticiens et d’étudiants, et surtout de milliers de malades et de leurs proches qui profitent de ce type de soin ou d’encadrement au quotidien. Ils sont en colère parce que la ministre fédérale de la Santé leur a refusé la reconnaissance de leur profession comme “profession paramédicale”. Ils s’attaquent aussi à la Fédération Wallonie-Bruxelles qui, depuis septembre 2012, a autorisé le lancement d’un cours de baccalauréat en psychomotricité… sans avoir la certitude qu’il serait reconnu. Pour eux, l’urgence est quotidienne puisqu’ils ne peuvent plus poser d’actes thérapeutiques sous peine de poursuites pénales. En effet, selon la loi, s’ils travaillent aujourd’hui, ils sont passibles d’une peine d’emprisonnement de huit jours à trois mois et d’une amende pouvant aller jusqu’à deux mille euros. Ils attendent une décision de la part du président du  tribunal de première instance de Liège. Ce dernier, espèrent-ils, va leur permettre “de poser des actes thérapeutiques sans risque de poursuite pénale”. 

Concrètement, la ministre fédérale de la Santé s’est basée sur l’avis rendu par le Conseil national des professions paramédicales (CNPP) qui ne veut pas que le métier de psychomotricien soit ajouté à la liste des professions paramédicales. Il a en effet décidé de restreindre l’exercice de l’intervention et de la thérapie psychomotrice aux professions paramédicales suivantes: kinésithérapeute, logopède, ergothérapeute, orthopédiste ou médecin. 

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