Retour sur une course d’obstacles

Tous les journalistes francophones vous le diront: communiquer avec le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration relève du parcours du combattant. Moustique a relevé le défi.

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Quand il s’agit de contacter l’équipe de Théo Francken, il est parfois difficile de contenir son humeur tant les emails envoyés déclenchent systématiquement une réponse automatisée, les coups de téléphone retentissent dans le vide, les messages laissés demeurent sans réponse. Et puis, un jour, après des semaines de patience, un SMS tombe. Et on le relit deux fois à haute voix avant de prévenir son rédac’Chef: «Voilà, ça marche!». Mais après, comme par instinct, on se méfie, on n’y croit pas vraiment. D’abord, si il y a un accord de principe, il n’y a pas encore de rendez-vous. Et les jours sont longs à l’attendre. Et puis, une semaine après, il est fixé. Mardi, 10 heures? Parfait.

Sauf que l’avant-veille, un dimanche, donc, à midi, un SMS vous réclamera une liste de questions. Pour le lendemain matin. On raccourcira la promenade dominicale dans la forêt et on fera ses «devoirs» avec les enfants. Pas de problème. Le mardi arrive, il est 9 h00 et l’on s’apprête à partir pour la rue de la Loi. Avec les «embarras de circulation», autant prévoir une marge de sécurité… Mais, le GSM retentit: l’attachée de presse nous prévient qu’une réunion super urgente vient de se programmer à la place de notre rendez-vous. « Pas de problème! ». Le photographe qui est déjà sur les lieux est, sans doute, moins convaincu. Mardi après-midi, un SMS nous fixe rendez-vous pour le surlendemain, le jeudi, pour 11h00. Le jeudi, à 10h05, un SMS nous prévient que le «Secrétaire d’Etat a fait un malaise». On pense un instant à André Gilles et aux problèmes de santé soudains qui semblent frapper la classe politique. Mais on s’efforce de garder le sourire par téléphone. Ce sera pour le vendredi, 11h30, mais à Leuven… A Leuven, le lendemain, après avoir rusé avec les bouchons bruxellois, on reçoit un SMS à 11h20 nous disant que le Conseil des Ministres a pris du retard et que Théo Francken est toujours à Bruxelles… Mais il finit par arriver. On se retrouve, seuls, dans l’arrière salle «historique» du café des Sports de Louvain que le patron nous a ouverte. L’endroit invite à la bière et au sachet de frites. Ce sera un bolo et un tonic agrumes pour Mr Francken, un café pour nous. Pas question de se laisser attendrir par le houblon. Au final, Théo Francken se révèle être un homme concentré, précis, professionnel et qui exige toute notre attention. Un perfectionniste, même. C’est lui-même, et non son attaché de presse comme c’est souvent le cas, qui relira et effectuera les corrections au texte de l’entretien. Sans revenir sur la parole accordée, mais pour apporter les précisions que cet homme de dossier jugeait absolument nécessaires.

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