Entrez sans frapper, vous êtes pucés

Une société belge place des capteurs sous la peau de ses salariés. Les mêmes que ceux qu’on implante aux animaux de compagnie. Ici, ils remplacent les badges d’accès. Avant de mieux traquer ses collaborateurs ?

Une société belge place des capteurs sous la peau de ses salariés. ©Prod

Parfois, mais pas toujours, on arrive au bureau dans un grand immeuble de béton. On scanne son badge, on passe une porte vitrée toute neuve, on salue les hôtesses d’accueil, on prend un café à la machine, on accède directement à l’open space, on pose sa veste ou son sac, on allume l’écran. Et puis on bosse. Jusqu’au déjeuner, où on ressort son bout de plastique…

Jadis, on pointait au boulot. Aujourd’hui, on badge. Pour tout: passer un sas de sécurité, manger à la cantine, entrer dans une chambre d’hôtel. Demain, on pucera… En Flandre, c’est déjà une réalité. Sur le trottoir de Walem, petite commune grise entre Malines et Anvers, Tim Pauwels colle sa main sous l’interphone. Un petit “bip”, un led qui s’allume, et le sésame s’ouvre. Sans aucune clé. Au milieu d’un petit open space, une douzaine d’employés, les yeux plongés dans leurs écrans. Moyenne d’âge: 25 ans. Connectés, biberonnés aux nouvelles technologies, ils constituent les forces vives de NewFusion, une agence digitale de marketing.

Mi-décembre, un pierceur néerlandais leur a logé sous la peau, entre la base du pouce et l’index, une puce RFID (radio frequency identification). L’une de   celles que l’on implante habituellement sous le poil des vaches, des brebis et des animaux de compagnie. “Il y a sept salariés et moi, explique Tim Pauwels, l’un des associés. Avec notre main, on peut avoir accès à nos bureaux, débloquer nos ordinateurs et nos smartphones. Et même lancer notre playlist personnelle sur Spotify! ” 

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