Méfiez-vous des emballages

Vous pensez être un consommateur responsable ? Vous faites attention aux étiquettes des produits que vous achetez ? Ce n’est pas encore assez. En toute légalité, nous sommes induits en erreur par l’industrie agroalimentaire. La preuve par l’exemple.

En toute légalité, nous sommes induits en erreur par l'industrie agroalimentaire. ©Belga

Quand un bouillon industriel en sachet se prend pour une soupe à l’ancienne, il y a comme un os. Pourtant, dans les étals, les tours de passe-passe de ce genre ne constituent pas l’exception mais plutôt la règle. C’est que les industriels usent de pratiques très audacieuses pour induire le consommateur en erreur… en toute impunité. L’éventail de ruses légales auxquelles recourent les marques de l’agroalimentaire est même assez impressionnant. Pour le découvrir, nous sommes partis, en compagnie d’une représentante de Foodwatch, une ONG européenne de défense des consommateurs, traquer les emballages trompeurs.

Des ruses légales 

On commence par le rayon boissons. À côté de nous, un bambin attrape des “jus de fruits” multivitaminés, à l’eau de source, sans conservateurs et sans colorants de la marque Capri-Sun. Sur l’emballage: des animaux cartoonisés, et surtout, des dessins d’ananas, d’oranges, de bananes, de kiwis, de pommes, etc. Le packaging vise essentiellement les enfants. Mais derrière ces couleurs chatoyantes, quelques zones grises: si elle contient bien des vitamines, la boisson est presque dépourvue de fruits. En lieu et en place, on relève 12 % de concentré de jus de fruits et 21 % de sucre. Soit 19 g de sucre par boisson de 200 ml. 

Kanar - Dossier étiquettes ©Moustique

Plus loin, une pâle copie – un produit équivalent en marque propre du magasin – nous vaut un constat similaire: 23 g de sucre par pochette de 200 ml pour 17 % de concentré et de purée de jus de fruits. “Ce qui équivaut à 5 morceaux de sucre par verre, souligne Ingrid Kragl, directrice de l’information de l’ONG Foodwatch. Alors que l’OMS recommande un maximum de 25 g de sucre par jour pour un adulte.” Premier constat: le devant du paquet n’a souvent pas grand-chose à voir avec la liste des ingrédients. “C’est une de ces ruses légales, qui consiste à souligner la présence d’un des ingrédients, par exemple en mettant une photo très alléchante sur le devant du paquet. Ceci fait croire au consommateur que le produit en contient une part importante, alors que souvent il n’en comporte qu’un petit pourcentage.”

L’intégralité du dossier est à découvrir en librairie ou sur notre édition numérique, sur iPad/iPhone et Android.

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