Inna Shevchenko: « Mon corps est une zone de guerre »

Dans Anatomie de l’oppression, la chef de file des Femen rhabille les machos. Elle nous explique pourquoi et comment s’est installé le conflit entre Dieu et les femmes. Entre autres.

Inna Shevchenko ©Reporters

C’est une frêle jeune femme, le visage encadré par de longs  cheveux blonds, aux yeux d’un vert profond. Derrière  son apparence angélique, Inna  Shevchenko, 26 ans, cache pourtant une âme de guerrière. Le 17 août 2012, jour du verdict du procès des Pussy Riot, qui s’étaient opposées à Vladimir Poutine, Inna Shevchenko scie à la tronçonneuse une grande croix en bois en plein centre de Kiev. Conséquence: elle doit fuir l’Ukraine et se réfugier à Paris. Depuis, elle est à la tête de la branche internationale des Femen, ces amazones de choc qui jouent d’une hyper-sexualisation qu’elles retournent contre leurs adversaires. Inna montre sa poitrine place Saint-Pierre, puis dans Notre-Dame, devant des imams, ou le même Vladimir Poutine. Sous le sweatshirt, une vraie petite bombe… d’intelligence. Avec sa sœur d’armes Pauline Hillier, elle vient de commettre le premier livre des Femen: Anatomie de l’oppression. Un essai radical et militant qui revient sur les discriminations envers les femmes, exercées à travers les trois grandes religions.

L’interview complète est à découvrir en librairie ou sur notre édition numérique, sur iPad/iPhone et Android.

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