Où est-il préférable d’acheter en Belgique ?

Les trois Régions du pays ont désormais modifié leur politique fiscale immobilière. On fait le point. 

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La Flandre, la Wallonie et, depuis le 1er janvier 2017, Bruxelles ont chacune revu leur fiscalité immobilière. Ces réformes ont avant tout été réalisées dans le but de faire des économies budgétaires, au détriment des contribuables. Ceci dit, les nouveaux régimes peuvent s’avérer intéressants pour certains profils. Et, surtout, faciliter l’accès à la propriété. 

En Flandre

De loin la formule la plus avantageuse… Nos voisins du Nord sont les seuls à avoir gardé le bonus logement, mais en diminuant, dès 2015, sa portée. Les contribuables peuvent donc déduire un maximum de 2.280 € par an pendant 10 ans et 1.520 € durant le reste de la durée du prêt hypothécaire, contre 3.300 € avant la réforme. La Région flamande permet aussi aux propriétaires de déduire 80 € de plus par an et par enfant à charge. À noter que le bonus logement flamand n’est valable que pour la première habitation. Autre particularité flamande: les propriétaires ne doivent plus payer de droits d’enregistrement s’ils vendent leur bien et en achètent un autre dans la Région.

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En Wallonie

En Région wallonne, c’est le “chèque habitat” qui a remplacé le bonus logement. Les Wallons peuvent depuis le 1er janvier 2016 recevoir un crédit fiscal pour leur première propriété s’ils contractent un prêt hypothécaire de minimum dix ans. Mais ceux qui gagnent plus de 81.000 € net imposables par an ne reçoivent aucune aide. Soit, d’après les estimations réalisées par l’ancien ministre du Logement fraîchement démissionnaire Paul Furlan, 4 % de la population wallonne. Tous les autres y ont droit! Et pas besoin d’avoir des revenus professionnels pour ça. Ensuite, c’est la règle de la proportionnalité qui est d’application: plus les revenus sont modestes, plus l’aide fiscale est importante. Le modèle parfait ? Pas tout à fait. La classe moyenne supérieure en ressort grande perdante puisque l’aide fiscale est inférieure à celle octroyée via le bonus logement. De plus, la Région wallonne a aussi modifié sa politique en matière de droits d’enregistrement. Fixés à 12,5 % avant la réforme, ceux-ci sont maintenant fixés à 15 % à partir du troisième bien. 

À Bruxelles

La Région-Capitale a été la dernière à y passer. Depuis le 1er janvier 2017, les nouveaux acquéreurs ne peuvent plus non plus espérer décrocher une réduction d’impôts sur leur prêt hypothécaire grâce au “bonus logement”. Pour compenser, la Région a décidé d’augmenter l’abattement sur les droits d’enregistrement. Autrement dit, les nouveaux propriétaires sont désormais dispensés de payer 12,5 % d’impôts sur les premiers 175.000 € de leur acquisition, au lieu des premiers 60.000 € à 75.000 € comme c’était le cas en 2016. Bien sûr, la nouvelle formule permettra toujours aux candidats acquéreurs d’économiser quelques euros. Mais beaucoup moins qu’avant ! 
Plusieurs économistes ont sorti leur calculette et s’accordent: sur le long terme, les nouveaux proprios aux revenus moyens, sur un prêt contracté sur 20 ans, économiseront 35.000 € de moins qu’avec le bonus logement. Ceci étant, ce n’est pas un désavantage pour tous. Si la nouvelle politique fiscale fait gagner moins, elle fait gagner mieux. Elle permet en effet aux Bruxellois de devenir proprios avec des fonds propres moins importants. Autre “petit” avantage: tout le monde est logé à la même enseigne, peu importe le niveau de revenus… 

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