7e cérémonie des Magritte du cinéma

Les Magritte du cinéma célèbrent une 7e édition qui rimera d’autant plus avec 7e art. Une belle fête en perspective pour le cinéma noir-jaune-rouge.

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C’est l’hiver, mais la température monte toujours d’un cran en ce début février : le cinéma belge revêt son smoking et s’apprête à célébrer ses pairs au cours d’une cérémonie qui se veut accessible au plus grand nombre. Car si les invités se presseront du côté du Square (au Mont des Arts à Bruxelles) pour applaudir les différents vainqueurs du précieux trophée, le grand public ne sera pas en reste: l’UGC de Brouckère ouvre les portes de son Grand Eldorado pour vous permettre d’y suivre la soirée, tandis que Be TV, fidèle à sa tradition, laisse son cryptage au vestiaire et retransmet toute la cérémonie en direct et en clair. Et cerise sur le gâteau pour ses abonnés, la chaîne diffuse tout le week-end une belle flopée de films (co)produits par notre pays.

Le Magritte de l’audace

Mais avant même de commencer, cette 7e édition peut déjà se voir octroyer le Magritte de l’audace. En effet, si les Américains n’ont pas voulu élire une femme à la Maison Blanche, l’Académie André Delvaux, elle, a résolument fait le pari du girl power: Virginie Efira, l’actrice franco-belge très en vue, sera une présidente de charme, pendant qu’Anne-Pascale Clairembourg (La trêve, Le tout nouveau testament) officiera en maîtresse de cérémonie. Mais la liste des nominés a aussi fait parler d’elle! Il y a comme une vague de sang neuf qui déferle sur les Magritte pour leur apporter, aux côtés des talents confirmés, un vent de fraîcheur bienvenu.

Polémique stérile

Ainsi, d’aucuns se sont étranglés en découvrant que La fille inconnue – qui n’est pas, de l’avis quasi général, le meilleur film des célèbres frères Dardenne – ne faisait pas partie de la fête. Un peu comme si Scorsese ou Spielberg devaient absolument être nominés aux Oscars parce qu’ils s’appellent Scorsese ou Spielberg, indépendamment de la qualité de leurs films ! Cette polémique stérile ne doit donc pas faire oublier que, hormis des valeurs sûres comme Joachim Lafosse (L’économie du couple) et Bouli Lanners (Les premiers, les derniers), c’est une belle pépinière pleine d’espoirs qui se voit mise en avant dans les 21 catégories nominées (sans oublier le 22e Magritte, d’honneur celui-là, qui saluera la carrière du comédien français André Dussollier). Des titres comme Keeper, Parasol, Nous quatre ou encore Je me tue à le dire constituent autant de belles surprises grâce auxquelles, pour la septième fois, le cinéma belge sera au septième ciel !

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