Trois questions à Bernard Wesphael

L’ex-député wallon était l’invité de À votre avis. Une interview menée par Sacha Daout.

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Vous avez annoncé votre retour sur la scène politique ce week-end. Pourquoi ne pas vous être orienté vers autre chose ? 

BERNARD WESPHAEL – Je fais de la politique depuis mes 18 ans et j’ai envie d’apporter une plus-value au débat politique belge. Je veux émettre un certain nombre de propositions fortes en rupture avec le modèle dominant, en finir avec l’austérité budgétaire mais réinvestir, par exemple, dans une politique d’énergie renouvelable. Il faut aussi améliorer le pouvoir d’achat alors que la dette publique augmente sensiblement. Aujourd’hui, je veux dépasser le clivage gauche-droite. Ceux qui travaillent déjà avec moi aujourd’hui appartiennent autant à la droite humaniste qu’à la gauche, au centre ou aux écologistes. Plus de 60 % de la population est aujourd’hui en difficulté. Il ne faut plus parler qu’à la gauche mais à toutes les tendances. Bref, aujourd’hui encore, j’ai besoin de politique comme de pain.

Vous avez contacté d’autres partis pour travailler avec eux plutôt que de créer votre propre mouvement ? 

B.W. – J’ai eu des contacts avec des responsables politiques dont je ne citerai pas les noms. Moi, je n’exclus pas de travailler avec certaines formations, mais le principal c’est de savoir comment nous pourrions le faire. J’ai ressenti une certaine bienveillance à mon égard. Mais je tiens à ce que mon mouvement garde une certaine autonomie. Pour moi, la logique particratique c’est terminé. Les partis doivent s’ouvrir sous peine de disparaître. 

Vous avez attaqué de nombreux médias après votre procès pour, notamment, non-respect de la présomption d’innocence. On en est où ? 

B.W. – Les plaintes sont en cours, contre des organes de presse et des journalistes à titre individuel. Je pense qu’on ne peut pas tout dire ni tout faire dans une démocratie. Quand vous parlez de politique et que vous avez bénéficié de fuites, O.K., pas de problème. Mais ici, on parlait de la vie d’un homme. Il faut une loi qui régisse la présomption d’innocence. Et ceux qui m’ont traité d’assassin alors que l’instruction n’était même pas encore commencée doivent payer pour ce qu’ils ont écrit.

Retrouvez Sacha Daout et ses invités dans « À votre avis » chaque dimanche à 11h30 sur La Une.

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