La beuh de l’oncle Sam

Le cannabis est en train de conquérir l’Amérique. Le bourlingueur se met donc au vert.

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Pour fêter la nouvelle année, il y a quinze jours à peine, des plaisantins de Los Angeles ont eu l’idée aussi farfelue que lumineuse d’aller changer les lettres du fameux panneau blanc Hollywood pour le transformer en “Hollyweed”. La weed, en anglais, c’est l’herbe. Celle que pourront bientôt fumer les Californiens en toute sérénité, assumant enfin leur âme hippie, leur Venise Beach et leur éternel slogan “Peace And love” qui a façonné leur réputation. Parce que le 8 novembre dernier, le célèbre État de l’Ouest lâchait prise, autorisant la consommation “récréative” de la marie-jeanne dans ses maisons bleues adossées à la colline… et toutes les autres.

Une victoire, une de plus, pour les fervents adeptes de la déesse green. Une liberté qui a le don de rendre l’image de l’Oncle Sam encore un peu plus floue, dans un pays où tous les États ne sont évidemment pas logés à la même enseigne. Parce que derrière cet “événement“, les frontières restent bien présentes: à peine 9 États ont aujourd’hui légalisé le cannabis, 10 l’ont dépénalisé, 14 l’autorisent pour un usage thérapeutique… et 17 l’interdisent toujours formellement. Autant dire que Philippe Lambillon, ce lundi sur La Trois, n’est pas prêt à se faire complètement enfumer: à travers les excellentes enquêtes nommées Le doc du bourlingueur, l’homme va tenter de comprendre ce que l’Amérique accepte et ce qu’elle continue à détester. On connaît le penchant du gaillard pour les expériences qui enivrent et les papotages qui en disent plus que les images. C’est donc en compagnie de quelques joyeux Yankees rouleurs de beuh qu’il va mener son enquête, en se promenant dans ces “United States of marijuana” pour voir si l’herbe est (vraiment) plus verte ailleurs.

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