Meilleure année à tous

Cette semaine dans Moustique, nous revenons sur les événements marquants de 2016. Avant de débuter, on l'espère, une meilleure année 2017. 

Rétro 2016 ©Moustique

Au moment d’écrire ces lignes, il est plus probable de connaître demain une veillée de Noël entre 5 et 10° (il n’y a plus d’hiver) qu’enneigée comme aujourd’hui les dunes du Sahara (y a plus de désert). Mais faut-il croire davantage aux prévisions météo qu’aux sondages? On n’ose se prononcer. On ne sait pas non plus comment faire cohabiter dans cet édito la douceur associée au moment, l’appétit confiant en une année à venir et le survol d’une année sans réjouissance. Des hommes de paix et de bonne volonté, des perspectives énergisantes, il faudra bien les chercher dans une rétrospective qui ne peut que constater que 2016 fut pire que jamais. Le mot “anxiogène” est désormais entré dans le langage courant, celui des médias, celui de la rue, au point d’être accolé à l’idée même d’actualités. Nous en sommes douloureusement conscients, mais impossible de faire semblant, de s’aveugler volontairement d’une lueur d’espoir au milieu de cette nuit noire. 

Hier, il y avait foule à Charleroi autour du cube de Viva For Life. Oui, une belle œuvre, un public qui veut à la fois faire preuve de bonne humeur et de générosité. Certes… Mais une semaine après l’attentat du marché de Noël de Berlin, beaucoup moins de monde qu’espéré et une sécurité doublée par rapport à des standards déjà très élevés. C’est que ce 22 mars, neuf mois avant l’Allemagne, cinq après la France, notre pays a pour la première fois subi une attaque terroriste massive et aveugle au nom de Daech. La terreur est devenue presque ordinaire… À côté d’autres peurs. Pertes d’emplois, perte de confiance dans la politique, l’économie, la Belgique, les banques, la démocratie… Et moins de consolation depuis la disparition de Mohammed Ali, Bowie, Leonard Cohen, Prince, Michel Delpech, Johan Cruyff, des idoles dont l’excellence, la créativité et la liberté nous avaient donné des envies un peu plus grandes que nous. Sans leur génie pour inventer une raison inédite de s’enthousiasmer, il nous reste à retourner la lorgnette et regarder la réalité par le petit bout. Après tout, nous sommes toujours vivants, donc toujours espérants. Cela aurait pu être pire.

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