Attentats terroristes: c’est comment qu’on freine ?

L’Europe a atteint cette année un nombre record d’attaques meurtrières. Les politiques ont depuis pris des mesures censées éradiquer la menace. Mais la base du problème demeure. Et de nouveaux drames ne sont pas à exclure.

Attentats Bruxelles ©Reporters

L es chiffres du dernier Global Terrorism Index sorti au mois de novembre sont formels: l’Occident a essuyé une hausse de… 650 % du nombre de décès liés au terrorisme entre 2014 et 2015. Les données pour 2016 ne seront connues que l’an prochain. Selon Michaël Dantinne, criminologue au Centre d’étude sur le terrorisme et la radicalisation de l’ULg et expert à la Commission d’enquête “Attentats terroristes”, elles seront plus inquiétantes encore. En cause, notamment, les drames de Bruxelles, Nice, Orlando, Berlin… Sans parler des attaques terroristes qui ont touché cette année les pays en partie contrôlés par des organisations extrémistes comme l’Irak, la Syrie, le Pakistan ou l’Afghanistan. 

“L’Occident reste relativement épargné par rapport aux autres régions du monde, relativise, non sans douleur, Michaël Dantinne. Sur le plan qualitatif, par contre, l’année a été dramatique. Pour la première fois depuis très longtemps, la Belgique, la France, l’Allemagne… ont été confrontées à des attentats-suicides. On n’imaginait plus ça possible. On peut aujourd’hui sans difficulté admettre que Daech a réussi son coup. Par ces attaques, l’organisation n’a pas seulement tué des centaines de personnes. Elle a aussi terrorisé l’Europe. L’éventualité d’un nouveau drame reste dans nos pensées les plus communes et nos comportements s’y sont adaptés. On ne prend plus les transports en commun en toute innocence. On ne se rend plus à un concert, un rassemblement, dans un centre commercial sans survoler ce nouveau paramètre de vie.” 

Le recul de l’État islamique en Irak et en Libye conforte pourtant l’idée qu’une victoire sur l’organisation terroriste est peut-être plus proche que    jamais. Certaines sources affirment même qu’Abou Bakr al-Baghdadi, le chef autoproclamé de Daech, n’aurait pas pu quitter la ville de Mossoul. Or le principal siège de l’EI en Irak est désormais partiellement assiégé par l’armée irakienne qui serait sur le point, d’ici quelques semaines, de lui mettre la main dessus. En Syrie aussi, la coalition internationale menée par les États-Unis et plusieurs groupes opposants et rebelles à l’organisation terroriste gagne du terrain. 

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