La culture brassicole belge patrimoine culturel immatériel de l’humanité

Certains pensent qu’on peut faire encore mieux. Quitte à tourner à la caricature.

Bières ©Belga

Mais que s’est-il passé? Mercredi dernier, avant même l’heure de l’apéro, on apprend en direct d’Addis-Abeba que la bière belge a été sacrée “patrimoine culturel immatériel” de l’humanité par l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). Rien que ça. “Au début, personne n’y croyait. C’est une énorme fierté!”, a commenté Yannick Boes, président d’honneur des brasseurs belges, à l’agence Belga, les ministres de la Culture et du Tourisme célébrant la victoire à la Maison des Brasseurs sur la Grand-Place de Bruxelles. Avant de dérouler une banderole géante sur sa façade avec la mention “Everything around you is world heritage, even our beer” (“Tout ce qui se trouve autour de vous fait partie du patrimoine mondial, même notre bière”). Pas peu fiers, les Belges. C’est que le palmarès établi par l’Unesco n’a rien d’une vulgaire hit list. Explications.

« Un intérêt exceptionnel »

Mis à jour chaque année depuis 1978, le patrimoine mondial de l’Unesco recense “les biens culturels et naturels présentant un intérêt exceptionnel pour l’héritage commun de l’humanité”. Un patrimoine culturel qui ne se limite pas aux collections et monuments mais comprend également les traditions ou les expressions vivantes héritées de nos ancêtres. C’est ce qu’on appelle le “patrimoine culturel immatériel”. Une liste de chefs-d’œuvre dont la culture brassicole belge fait désormais partie. Au même titre, cette année, que la rumba cubaine, le mérengué de République dominicaine, le nouvel an du 21 mars (célébré dans une douzaine de pays asiatiques) ou la fête des fallas valenciennes, en Espagne.

Le ferment de l’unité

À quoi doit-on cette victoire? À notre pouvoir de persuasion, d’abord. Car si nos breuvages sont connus aux quatre coins du globe, expliquer en quoi consiste “notre culture de la bière” à un jury international n’a pas été, semble-t-il, une mince affaire. “Il s’agit de bien plus que de la bière, il s’agit de ce qui nous rassemble. Essayez seulement d’expliquer cela à un Namibien ou un Coréen…”, a glissé Sven Gatz, le ministre flamand de la Culture. Dans son dossier de candidature, la Belgique – par le truchement de la communauté germanophone – a donc braqué les projecteurs sur les 1.500 bières différentes dont la fabrication et l’appréciation font “partie du patrimoine vivant de plusieurs communautés réparties dans l’ensemble de la Belgique”.

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