Casques VR: beaucoup plus qu’un jeu

Aux frontières ultimes du divertissement, la prochaine révolution se nomme réalité virtuelle. 

Casques VR ©Prod

Techniquement, le principe de la réalité virtuelle est assez simple et se résume à l’utilisation d’un casque fermé équipé d’un écran pour chaque œil afin de s’immerger complètement dans un environnement visuel en trois dimensions. Cette technologie permet alors de plonger dans l’infiniment petit, d’affronter des zombies ou encore de suivre un film sous tous les angles. Certes, dans les faits, il est peu aisé de se plonger dans la contemplation d’un paysage lorsque le casque vous glisse sur les yeux ou que vous prend une irrésistible envie d’éternuer. Mais les nombreux obstacles à cette innovation en marche sont en train de tomber les uns après les autres. 

Longtemps, la VR (Virtual Reality) ne fut rien d’autre qu’un concept de science-fiction insaisissable. Mais après beaucoup de tâtonnements, la technologie s’est mise à rattraper le fantasme. C’est en 1961, avec le Headsight, projet militaire créé pour évaluer à distance des situations dangereuses, que la réalité virtuelle a pris vie. Dans les années 80, entre tentatives intransportables et modèles commerciaux impayables, la réalité virtuelle dut surtout son salut à la Nasa. Et les années 90 n’ont guère fait mieux. De Sega à Nintendo, tous les grands constructeurs se sont cassé les dents sur des résolutions d’images ridicules et des expériences vomitives. 

L’aventure intérieure 

La réalité virtuelle est donc loin d’être neuve mais il fallut le génie de Palmer Luckey pour la sortir du marasme. En 2011, ce jeune bidouilleur de 19 ans, associé au développeur John Carmack, créait l’Oculus Rift, premier casque de VR commercialement viable, et d’ailleurs très vite acquis par Facebook. La révolution était en marche, bientôt portée par la compétition qu’allaient se livrer ses pionniers: l’Oculus doit déjà faire face à la redoutable concurrence du HTC Vive, qui se veut même plus innovant grâce à sa technologie du room scaling, permettant au joueur de se déplacer au sol en réel comme en virtuel. Un retard qu’Oculus devrait rattraper grâce à son modèle Touch.

Révolution, disions-nous… Oui, car depuis la naissance de la première console de jeux en 1972, la proposition vidéoludique n’avait connu aucune révolution fondamentale. Exit l’écran extérieur, l’image est à présent à quelques centimètres de l’œil et offre une nouvelle dimension au jeu vidéo. Dernier acteur à être rentré sur le marché, Sony vient jouer les trouble-fête en proposant, à moitié prix, son propre casque de réalité virtuelle, le Playstation VR. Juan Bossicard, manager chez Impulse Brussels et reconnu comme leader de la communauté VR en Belgique, voit d’un bon œil l’arrivée du géant du divertissement dans le domaine. “Cela démocratise la technologie et la fait entrer dans les chaumières. Cela permet aussi d’expérimenter et ouvre la brèche à d’autres constructeurs comme Microsoft pour les obliger à innover.” Reste à présent aux éditeurs de proposer des jeux dignes de cette technologie. Or, on en est encore loin.

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Pour rejoindre la communauté VR de Belgique: https://www.meetup.com/fr-FR/Virtual-Reality-in-Belgium/

 

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