Fakear: 3 trucs à retenir de son passage à l’AB

Après son triomphe aux Nuits Botanique et au Dour Festival, le nouveau prince de la french touch a conquis l'Ancienne Belgique ce mardi.

 

fakear

Un produit fini

Il a bien grandi Théo Le Vigoureux. Depuis 2011, il a enchainé les EPs (Dark Lands, Morning in Japan, Sauvage,...) et après huit tours de chauffe, il a enfin présenté son premier album en avril. Une maturation qui a du bon: sur scène il se balade dans le répertoire fourni et nuancé qu’il s’est constitué au fil de ses différents projets aux inspirations world. Neptune, Darjeeling, When The Night Comes, autant de titres que le Caennais a offert à un public conquis et qui ne figurent même pas sur son Animal.

Plus on est de fous

Visuellement aussi, la progression de Fakear saute aux yeux. Il y a deux ans, il n’était là « que » pour faire la première partie de Rone dans le chapiteau des Nuits Botanique. De façon beaucoup plus modeste. Armé de ses seules MPC, il voyageait seul dans son vaisseau aux formes futuristes. Revenu en tant que tête d’affiche, il a emmené huit musiciens dans son tour bus. Clavier, guitare, batterie mais aussi une section cuivre (deux trombones, une trompette) et…. une harpiste à casquette. Le groupe offre une vraie plus-value au live. Visuellement c’est quand même plus sympa à voir qu’un mec seul derrière ses consoles et musicalement ce fut un régal pour assurer toutes les nuances de ses créations. Le Français est avant tout un excellent compositeur et ça s’entend encore mieux avec de « vrais » instruments.

La nouvelle vague française déferle, la Belgique en redemande

Pour voir Møme en première partie, le public de l’AB est déjà très présent dans la salle. Précédé par le carton de son tube Aloha, le Niçois était attendu par une bonne partie de l’assistance dont la moyenne d’âge tourne autour du quart de siècle. L’accueil est chaleureux mais pas encore triomphal comme celui réservé à Fakear. Logique: il est le fer de lance de Nowadays Records et la figure de proue de la déferlante électro hexagonale qui s’affirme depuis quelques années et dont le vivier semble être inépuisable. Deux semaines avant lui, Petit Biscuit dernière révélation de 17 ans seulement faisait sold-out au Botanique après avoir été déplacé dans l’Orangerie. Dans un mois, c’est Thylacine qui fait escale au Botanique et le public devrait être au rendez-vous. Inspirés par leurs ainés de la french touch  sans en être les héritiers, ils replacent, si c’était nécessaire, la France sur la mappemonde électro. 

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