Retour sur la success-story suédoise H&M

Créée par un homme qui rêvait de se lancer dans le prêt-à-porter féminin, la marque H&M est aujourd'hui entrée dans l'inconscient collectif en habillant tout le monde de la tête aux pieds. 

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La conquête du monde a débuté à Västerås, cinquième ville la plus peuplée de Suède et uniquement remarquable, jusqu’il y a peu, pour sa cathédrale du XIIIe siècle. Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Erling Persson revient des États-Unis avec un rêve: se lancer dans le prêt-à-porter féminin. Impressionné par les énormes surfaces commerciales qu’il découvre là-bas, l’entrepreneur voit l’opportunité d’importer le modèle sur le Vieux Continent. 
En 1947, Il ouvre sa première boutique et la nomme pragmatiquement Hennes qui signifie “elle” dans la langue d’ABBA. Deux décennies plus tard, le self-made-man suédois qui a toujours plus d’appétit et d’ambition fait l’acquisition de Mauritz Widforss, un fabricant de vêtements de chasse pour hommes. De son nouvel achat, il ne garde que la première initiale et le fusionne ensuite avec sa marque pour femmes. Persson signe ainsi son entrée sur le marché de la mode pour tous avec  cette nouvelle entreprise qu’il nomme, en toute simplicité, H&M. 48 ans plus tard, sa création a investi les centres commerciaux des six continents et l’inconscient collectif. 

100.000 employés

À l’instar de sa compatriote Ikea qui clame que 10 % des bébés sont conçus dans un de ses lits, l’enseigne est entrée dans les mœurs vestimentaires et marque les esprits par son omniprésence. Les chiffres de son ascension donnent le vertige: 20,246 milliards d’euros de recettes en 2015 pour 2,161 milliards de bénéfices, plus de 100.000 employés à travers le monde, 4.135 boutiques dans 64 pays dont 86 en Belgique. La petite PME née sur les bords du lac Mälar s’est muée en géant du textile mondial. Au point d’être classée vingtième marque la plus bancable, tous secteurs confondus, par Interbrand. Dans la fringue, seuls Nike et Louis Vuitton – pas vraiment des concurrents directs – sont mieux évalués par l’agence d’analyse financière.

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