Sommes-nous tous égaux face à la douleur ?

Près d’un Belge sur quatre souffre de façon chronique, ce qui pousse beaucoup de nos compatriotes à la surconsommation de médicaments. Pourtant, l’apaisement se trouve souvent en soi.

Sommes-nous tous égaux face à la douleur ?

Subir en permanence une fatigue intense, d’incessantes douleurs dans les articulations. Sentir à chaque  réveil l’attraction terrestre comme multipliée par cinq. Ces symptômes vécus par de nombreux seniors, Émilie les a perçus dès l’âge de 24 ans. “J’ai connu ma première crise aiguë après un entraînement de basket, explique la jeune femme. Ce n’est que 9 mois plus tard que les médecins ont diagnostiqué une spondylarthrite.” Elle jongle d’abord avec les antidouleur. Son estomac en souffre. Émilie dort mal, son moral est en berne. D’autant qu’elle sait qu’elle devra cohabiter avec cette maladie probablement toute sa vie. 

Dans la plupart des cas, la douleur est utile, elle agit tel un signal d’alarme indiquant une menace pour l’intégrité du corps. Ce réflexe encourage l’individu à trouver de l’aide. Elle oblige une personne à s’éloigner du feu, avertit la femme enceinte de l’éminence de l’accouchement. Mais la douleur peut aussi se faire plus insidieuse, permanente, devenir une entrave dans chaque geste de la vie quotidienne. C’est ce que subissent, comme Émilie, les personnes atteintes d’arthrite, de rhumatismes ou de maladies touchant les terminaisons nerveuses. Selon une étude de l’Institut scientifique de santé publique datant de 2013, près de un Belge sur quatre âgé de plus de quinze ans souffre de douleurs physiques modérées à très intenses. 

Sans être atteint d’arthrite, qui n’a jamais souffert d’un mal de dos, de migraines persistantes ou d’une douleur à la cheville suite à une entorse mal soignée? Bien souvent invisibles et mal comprises par l’entourage des personnes qui en sont atteintes, ces douleurs persistantes altèrent la qualité de la vie, elles engendrent souvent de l’anxiété, voire de la dépression, des difficultés professionnelles, sociales et familiales. Ces douleurs chroniques ont un réel impact sur l’ensemble de la société.

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