La rentrée des classes Be tv

Placée sous le signe de Cowboy et Indien, la rentrée de la chaîne cryptée s'annonce très riche en films, en séries et en docus inédits. Entre autres.

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On oublie le sport. La conférence de presse Be tv s’articulait exclusivement autour des programmes des chaînes Be 1, Be Séries et Be Ciné, et leur prolongement sur Be à la demande (VOD gratuite), c’est-à-dire essentiellement des fictions inédites qui donnent envie de rentrer très vite à la maison et de ne plus bouger de son canapé pendant plusieurs semaines. Car il faut dire, chaîne payante oblige, que le programme est tentant..

Premier chapitre: les films. L’ADN de Be tv. Au fil des années, la chaîne a restreint un peu sa quête de films d’auteur plus exigeants pour se concentrer sur une programmation qui touche un plus large public. De Star Wars le réveil de la force (le 24 septembre) à Creed, l’héritage de Rocky Balboa, avec Michael B. Jordan et Sylvester Stallone (en novembre ou décembre). De Mon roi, de Maïwenn, à Ange et Gabrielle, avec Bruel et Isabelle Carré (novembre-décembre). Du Pont des espions, de Spielberg, avec Tom Hanks à 007 Spectre (en fin d’année). De Pan, avec Hugh Jackman (le 9 septembre) à Maryland, avec Matthias Schoernaerts et Diane Kruger (le 21 octobre). De Woody Allen (L’homme irrationnel, le 14 septembre) à M. Night Shyamalan (The Visit, le 17 septembre) en passant par Nanni Moretti (Mia Madre, le 11 octobre) et Ridley Scott (Seul sur Mars, le 1er octobre). Tous les goûts sont dans la nature et sur Be tv. Mais le premier cadeau est la diffusion, dès le 4 septembre, de La rentrée des classes (photo), le nouveau film de Vincent Patar et Stéphane Aubier qui envoient Cowboy, Indien et Cheval à l’école… Un film qu’on retrouvera plus tard sur Ouftivi, à la RTBF.

Deuxième chapitre: les séries. Qui se sont offert une chaîne pour elles toutes seules ou presque il y a dix ans, et qui restent un élément fort de Be – même si beaucoup de fans passent aujourd’hui directement par la case «téléchargement illégal». Outre les classiques, American Crime (2 septembre), Transparent (6 septembre), Once upon à Time (15 octobre), House of Cards, Game of Thrones, Homeland, Le bureau des Légendes ou Braquo (dont on verra – enfin – la saison 4 en novembre-décembre), on découvrira cette année encore de nouvelles pépites. A commencer par 22.11.63, l’adaptation du best-seller de Stephen King, qui expédie un James Franco contemporain en 1960, pour empêcher l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy (5 septembre). Billions, le face-à-face entre un procureur antipathique (Paul Giamatti) et un financier sans scrupules (Damian Lewis, Homeland), qui démarre le 3 septembre. Preacher, l’adaptation très trash de comic, produite par la chaîne de The Walking Dead (7 octobre). Ou Westworld, la série de J.J. Abrams inspirée de Michael Crichton, qui imagine un parc d’attractions peuplé de robots où le visiteur peut se replonger dans différentes époques. Et fin 2016 deux séries en partie françaises: The Young Pope, avec Jude Law (en futur Pie XIII), Diane Keaton, Cécile de France, Ludivine Sagnier, et Jour polaire, un polar franco-suédois avec Leila Bekhti et Gustav Hammarsten.

Troisième chapitre: les documentaires. Généralement d’excellente qualité, les docs de la saison visitent tous les domaines. A tout seigneur tout honneur: le 30 octobre, Be 1 va diffuser Demain, le célèbre reportage écoloptimiste de Cyril Dion et Mélanie Laurent. Mais on verra aussi Intégration Inch’Allah (4 septembre), Le studio de la terreur, qui plonge dans la machine de propagande de Daech (20 septembre), ou, plus tard dans l’année, Pour qui vote Hollywood?, au moment de l’élection américaine, et Milliardaires pour la bonne cause (qui étudie les élans philanthropiques de Billes Gates, Warren Buffet ou Mark Zuckerberg). Pour commencer.

Quatrième chapitre: les divertissements. Comme d’habitude Be reprend une partie des magazines Canal+, à savoir le nouvau Grand journal de Victor Robert avec Guignols incorporés, le nouveau Petit journal de Cyrille Eldin, le tout nouveau Gros journal de Mouloud Achour, Catherine et Liliane (le vendredi), Le journal du cinéma et L’hebdo ciné, Groland, L’effet papillon, et, à la place de Salut les Terriens exilé sur C8: L’émission d’Antoine (de Caunes) dès le 17 septembre. Côté belge, le traditionnel Home cinéma (première invitée: Virginie Efira). Enfin, ce n’est pas dans les habitudes de la chaîne, mais Be 1 proposera le 27 septembre le spectacle de Bruno Coppens, La vie est un destin animé.

Cinquième chapitre: les chaînes Ciné+, qui annoncent aussi de jolies choses. Des soirées Gilles Lellouche et Jean Dujardin, mais aussi Timbuktu, Hippocrate ou Les tortues Ninja sur Ciné+ Premier. Un marathon American Horror Story (saison 5) et The Leftovers sur Ciné+ Frissons, qui se la joue puncheuse, puisque la chaîne prévoit l’intégrale des Rocky, Fighting, Fight Club, Mike Tyson: Undisputed Truth, Muhammad Ali’s Greatest Fight, etc. Et des cycles Rita Hayworth, OSS 117, ou «Savants fous» sur Ciné+ Classic qui envisage également des soirées Bourvil, Louis Malle, Georges Lautner et Emmanuelle Riva.

Evidemment, la plupart de ces programmes sont offerts aux seuls abonnés. Reste que désormais Be TV propose aujourd’hui deux abonnements distincts, l’un pour le sport, l’autre pour la fiction. Ce qui permet à ceux qui se fichent du golf comme de leur premier coffret Friends, de ne plus payer que 24,99 euros/mois, et à ceux qui n’envisagent la télé qu’en termes de tournois et de championnats, de ramener leur facture à 14,99 euros/mois.

Cette nouvelle formule proposée jusqu’ici exclusivement chez Voo, le sera dès la rentrée sur SFR (ancien Numéricable) et, en 2017, sur Telenet.

Enfin, cerise sur le gâteau, Christian Loiseau, directeur général adjoint de Be tv a confirmé la préparation de deux séries belges. L’une policière, construite sur des épisodes de 52 minutes et actuellement en cours d’écriture – coproduite avec RTL-TVI et Everlasting. L’autre, humoristique, et coproduite avec OCS (Orange Cinema Series), a été tournée en Brabant wallon au printemps. Elle comptera 10 épisodes de 26 minutes et portera sans doute le titre très évocateur de: La bouse.

Tant que le titre ne se réfère pas au niveau de la série…

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