Maggie De Block: “Sur le Numerus clausus, Il y aura une solution”

En attendant le procès Wesphael - le 15 septembre, la rentrée sera sociale avec, notamment, l’arrivée à la tête de la FGTB de Jean-François Tamellini. Méditative avec la venue du Dalaï-Lama en rock star. Encombrée de dossiers chauds concernant ce qui nous préoccupe le plus - la santé. Quant au Numerus clausus et au conclave budgétaire, nous en  avons discuté avec l’hyper-populaire ministre de la Santé.

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Maggie est aujourd’hui la ministre préférée des Belges. Cette médecin généraliste, née en 1962 à Merchtem, est sortie en 1988 de la Fac de médecine de la VUB avec une Grande distinction. Avec elle, le Fédéral, qui contingente les numéros Inami, doit à présent négocier avec Jean-Claude Marcourt pour trouver une solution satisfaisante à la problématique. Pragmatique, elle avoue qu’il “est plus facile de trouver des solutions à l’abri des caméras”. 
Le conclave budgétaire vous inquiète? Allez-vous perdre des moyens financiers? 
MAGGIE DE BLOCK – J’ai déjà fait beaucoup d’efforts lors des autres discussions budgétaires. Le budget est un exercice, un défi… Mais c’est de ma responsabilité de me battre pour chaque euro. Nous devons avant tout garantir des soins de qualité et payables pour le patient. Je dois aussi, avec mes moyens, investir dans la médecine de demain: nouvelles thérapies contre le cancer, épilepsie, soins de santé mentale. Je rappelle que la facture du patient va baisser de 34 millions d’euros durant la période 2016-2018. De leur côté, les autorités épargnent 126 millions d’euros pour la même période. 
Malgré les difficultés budgétaires, vous pouvez améliorer les soins de santé en Belgique? 
M.D.B. – Évidemment. Au travers de notre projet du renforcement de l’evidence-based practice, les prestataires de soins et les patients doivent avoir rapidement accès aux meilleures pratiques.
Vous êtes toujours engluée dans le dossier du Numerus clausus. Comment en sortir? 
M.D.B. – Ce dossier est avant tout un héritage. Il est difficile. Dans un premier temps, on a reçu tous les acteurs et j’ai pensé à un compromis équilibré pour les Flamands et les francophones. Maintenant, nous devons faire face aux arrêts du conseil d’État. Tout est déséquilibré. Nous continuons à chercher la meilleure solution tant du côté du ministre Marcourt que du mien. Il y aura une solution durable et stable pour les étudiants. C’est important pour la qualité de nos soins de santé.
C’est un dossier très communautaire…
M.D.B. – Il est sensible. En Flandre, aussi, il y a des étudiants déçus.
Ne prive-t-on pas ces jeunes de leur rêve?
M.D.B. – Je comprends ces jeunes qui ont ce rêve. J’ai aussi eu ce rêve. Ma grand-mère m’a même dit à ce moment-là: “Qu’est-ce que tu vas faire pendant sept ans à l’université? Tu ne vas jamais commencer à travailler…”

La suite de cette interview de rentrée dans le Moustique du 31 août 2016

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