Jeudi soir « Hot Damn » au BSF

Keziah Jones et Fun Lovin’ Criminals ont réchauffé la soirée au Mont des Arts, tout en groove. 

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Quand il entre en scène, ceux qui ne le connaissent pas se demandent qui est cet hurluberlu enchapeauté avec une couverture orange sur les épaules. Jones, au chant et à la guitare, flanqué d’un bassiste et d’un batteur redoutablement en phase, mène le premier power trio de cette froide nuit de jeudi. Le musicien Nigérian est un peu lent au démarrage ; il faut attendre la quatrième chanson pour voir le public du Mont des arts se trémousser timidement. Mais une fois la machinée lancée, plus de marche arrière possible, il fait vibrer la foule avec notamment son tube Rythm is Love ou encore sa reprise galopante de All Along the Watchtower. Le blufunk (mélange de blues et de funk) du trio fonctionne à merveille. La voix de Keziah Jones et sa guitare sont même parfois étouffées par la présence musicale de ses compères. Mais à peine le dernier morceau fini, le groupe quitte déjà la scène. Pas de rappel, déception, et les festivaliers restent sur leur faim.

Heureusement pour eux, arrive à 22h30 le second power trio, prêt à les rassasier. Sans autre forme de procès, les New-Yorkais explosent les enceintes avec The Fun Lovin’ Criminal. Quoi de plus normal que de commencer par le hit éponyme, d’autant qu’il ouvre l’album Come Find Yourself, dont le groupe fête les vingt ans. The Fun Lovin’ Criminals touchent à tous les styles. Jazz, funk, blues, rock, hip-hop, tout est bon pour poser un rap bien assis et faire crier des solos de guitare, avec une nonchalance étonnante. La cool attitude du trio séduit instantanément la place bondée du Mont des Arts. Entre chaque chanson, les musiciens blaguent avec le public, se lancent des piques  – « Bon on va jouer laquelle ? », « Non mais tu vas pas discuter une heure pour choisir une chanson, heureusement qu’on est pas huit dans le groupe ! » – et crient au scandale quand un technicien leur annonce l’heure de fin, trop proche à leur goût. Qu’ils ne respecteront d’ailleurs pas, puisqu’après avoir tiré en longueur, ils remontent sur scène pour un rappel imprévu, puis y resteront pour danser et chanter avec les spectateurs déchaînés sur la chanson d’après concert. « IIIIII haaad the time of my liiiife… » (from Dirty Dancing !) , reprend la foule, et elle a on ne peut plus raison.

 

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