Jean-Yves Laffineur: “Je ne voulais plus d’un festival de babas cool”

Esperanzah!, le festival “citoyen” fête ses quinze ans avec une affiche qui relève  le défi d’être à la fois prestigieuse et cohérente. Rencontre avec son fondateur.

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Du 5 au 7 août prochain, Esperanzah!  accueille à l’abbaye de Floreffe la poétesse rock Patti Smith, le bourlingueur des sons St Germain, le globe-trotteur altermondialiste Manu Chao ou encore les frangins rappeurs Bigflo & Oli. Cette programmation ambitieuse a le mérite d’effacer l’étiquette “world music    pour bobos” qui colle sans raison aux Birkenstock du festival depuis sa naissance. C’est qu’en quinze années, Esperanzah! a su intelligemment se remettre en question, élargir son public et s’ouvrir à de nouveaux courants musicaux comme l’électro ou le hip-hop tout en gardant son ADN. Créateur de ce festival pas comme les autres, le passionné Jean-Yves Laffineur dévoile les secrets de fabrication d’un rendez-vous familial pour lequel les termes “artisanal”, “citoyen” et “responsable”  ne sont pas simplement utilisés “pour faire joli”.

Comment vous est venue l’idée de créer Esperanzah!? 
JEAN-YVES LAFFINEUR – C’est  un concert de Manu Chao qui m’a décidé. Jai été touché par son énergie et par ce qu’il faisait passer en trois heures de concert. Je me suis dit: “Il faut que ça arrive plus souvent, je vais faire un festival”.   Esperanzah! s’est posé à Floreffe grâce au Festival Temps des cerises, un événement auquel j’ai participé à l’abbaye dans les années 70. Dès le départ, on a voulu qu’Esperanzah! soit éthique et mette en valeur des thématiques bien cernées. On lui a enlevé tout ce qu’on n’aimait pas dans les autres festivals: le matraquage publicitaire, les sponsors…
 

La suite du dossier dans le Moustique à lire sur kiosque.moustique.be dès le 27 juillet 2016

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