Dour Festival: le bilan général

Affluence record, météo au top, programmation aventureuse et site parfaitement réaménagé. Cette 28e édition a été toutefois ternie par le décès d'un jeune festivalier français des suites d'une overdose au LSD.

avpress02lafemme

Les chiffres

Cette 28e édition a attiré une affluence record de 235.000 personnes du mercredi 13 au dimanche 17 juillet. Il y avait déjà 37.000 personnes sur le site mercredi et ils étaient encore 49.000 ce dimanche en clôture. Le pic a été atteint samedi avec 53.000 visiteurs. Pas moins de 280 artistes et groupes ont joué sur les neuf scènes de La Machine à Feu.

Le bémol

Un festivalier français âgé de 26 ans est décédé dans la nuit de vendredi à samedi en marge du festival des suites d’une overdose de LSD. Son dealer a été appréhendé. Au total, 128 dossiers judiciaires ont été ouverts durant le festival où les mesures de sécurité ont été accrues, chaque festivalier étant systématiquement fouillé à l’entrée du site. Le parquet précise « que la très large majorité des festivaliers sont venus à Dour pour réellement s’amuser. » Les personnes impliquées dans les trafics et détentions ne représentent que 0,3% des festivaliers.

Les dix trucs qu’on a aimés

– La programmation aventureuse de cette 28e édition. Tous les styles de musique sont représentés mais dans leurs facettes les plus extrêmes.

– Les scènes « Le Labo » et « Cubanisto Dancing » entièrement dédiés aux projets les plus émergents. C’est au Labo qu’on a vu les meilleurs concerts.

– Le Bar du Petit Bois. Il n’y a qu’à Dour qu’on trouve un tel endroit de détente.

– La niaque des anciens. Quand ils sont invités, les vétérans se donnent à fond. Merci à Madball, The Prodigy, Peaches, Underworld, Richie Hawtin et autres Pixies.

– Le site. Dour Festival ne dort jamais sur ses lauriers et ne vit pas sur ses acquis. Les nouveaux aménagements (sur la grande scène ouverte The Last Arena, le Dub Corner) ont aéré l’espace et facilité les déplacements. Bravo aussi pour la propreté.

– Les mesures de sécurité. Même si ça prenait beaucoup plus de temps pour rentrer sur le site, les festivaliers ont fait preuve de patience et de compréhension. Journalistes ou pas, nous avons été contrôlés à chacun de nos accès sur le site et pas moins de trois fois en sortie sur la route.

– La musique. On vient à Dour pour la fête, mais cette fête se fait en musique. Pour les groupes, ça doit être stimulant de jouer devant un public aussi réceptif.

– Pas de snobisme. Le Dour Festival défriche les modes musicales de demain mais s’appuie aussi sur les fondamentaux. Même en perte de vitesse dans les goûts des jeunes, le rock indie, le hardcore et le reggae ont droit à leur scène respective. Et ça fonctionne.

– Le live avant tout. Le buzz autour d’un artiste ne suffit pas à lui donner une place dans la programmation. C’est la réputation live qui prime. Au début de l’été, on a vu pas mal de rappeurs (PNL notamment) venir cachetonner en festival. A Dour, les artistes mouillent leur maillot. La triche n’est pas possible.

– Du jamais vu. La Colonie des Vacances, les poupées gonflables d’Odezenne, la communion totale pendant le Born Slippy d’Underworld, le show cabaret de Peaches, le pogo général avec La Femme… Plus d’une fois on s’est dit : « il n’y a qu’à Dour qu’on voit ça ».

 

Le top 10 de la rédaction

La Colonie Des Vacances

Wiz Khalifa

La Femme

La Jungle

Peaches

The Soft Moon

Odezenne

Hamza

Richie Hawtin

Underworld

Texte Nicolas Alsteen, Luc Lorfèvre

Photo Alexis Taminiaux/AVPRESS

 

 

 

 

Sur le même sujet
Plus d'actualité