Dour Festival 2016 : 4 trucs à retenir de la première journée

Grosse foule et déjà grosse fiesta sur le site de La Machine à Feu.

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Dour Festival 2016, c’est parti ! Et plutôt bien parti. Sur le coup de 17h00, on comptait déjà près de 30.000 festivaliers sur le site de la Machine à Feu où doivent se produire pas moins de 280 groupes et artistes sur les neuf scènes disséminées au pied des terrils hennuyers. Et même s’il n’y avait que deux chapiteaux et la Last Arena, unique podium en plein air, qui fonctionnaient en cette première journée d’un festival qui en compte cinq, il n’a pas fallu de préliminaires. La fête était déjà totale. On vous résume ça…

La Colonie des Vacances

Un chouette nom pour un projet rock radical comme on en voit uniquement à Dour. La Colonie des vacances, c’est en fait quatre groupes alternatifs français (Electric Electric, Papier Tigre, Pneu et Marvin) qui s’associent pour des prestations qui tiennent autant de l’expérience visuelle que du délire sonore. Les formations (basse, batterie, guitare, claviers) sont placées aux quatre coins cardinaux du chapiteau Jupiler Dance Hall. Le public est libre de se déplacer dans le périmètre intérieur. Les sensations ne sont pas les mêmes selon l’endroit où l’on se trouve et il suffit de bouger d’une dizaine de mètres pour « vivre » un autre concert. Les visages des festivaliers se croisent, le son claque, la vision est à 360 degrés, il y a des jeunes qui dansent leur premier pogo du festival, des filles qui rentrent en trance, d’autres qui ferment les yeux pour s’imprégner de ce magma. C’est puissant, énergique, ludique, unique et ça dure deux heures. Déjà l’un des tous grands moments de cette édition. Quelle claque !

Le site sécurisé

Des contrôles en amont (douanes, maréchaussée, brigade anti-stups et même Inspection totale: ils ne rateraient Dour sous aucun prétexte), on connaissait déjà. Mais les mesures de sécurité à l’entrée du site ont été également renforcées. Portiques, détecteurs de métaux, scanning systématique des bracelets « pass » et vérification de la carte d’identité. Tout ça se fait -jusqu’à présent- dans le calme et la bonne humeur. Il suffit de se montrer un peu plus patient et plus discipliné que d’habitude. Mesage pour ceux qui ne campent pas et font la navette chaque jpur, il y a aussi plusieurs barrages filtrants sur les accès routiers à la sortie du festival. Prévoyez un Bob.

Netsky le grand show

Le jeune DJ et producteur d’Edegem, dans la province d’Anvers, était la tête d’affiche de cette première journée. A vingt-sept ans, dont dix déjà passés dans le circuit international, Boris Daenen, propose son album le plus ambitieux avec « III », paru le mois dernier. Sur scène, Netsky a le mérite de se produire avec de vrais musiciens et d’abaisser les frontières. Loin de la drum & bass de ses débuts, le garçon balance maintenant des chansons pour dancefloor qui ne cachent pas sa passion, remontant à l’adolescence, pour la soul, le funk et la r&b, même si c’est bien sûr toujours enveloppé de gros beats. Sans trop se poser de questions, chaque spectateur peut y trouver une source de bonheur et de satisfaction. Nous vous proposerons très prochainement une interview de Netsky, auteur, par ailleurs, de Rio, hymne officiel accompagnant nos athlètes aux J.O. Brésiliens. Qu’on aime ou qu’on aime pas, c’était le choix le plus fédérateur comme ouverture de festival.

The Vaccines vaccinés

Ou comment un groupe pour qui la hype est déjà retombée depuis belle lurette, se retrouve, par la magie de la programmation, à jouer devant plus de vingt-mille personnes. Les premières vingt minutes sont calamiteuses et on ne reconnaît plus ces fripouilles post britpop qui nous avaient tant amusés avec leur premier album « What did you expect from the Vaccines ? » en 2011. Le son se fait ensuite plus limpide, les guitares deviennent hargneuses et le chanteur Justin Young se concentre enfin sur son sujet  pour dérouler un final incisif (Post break-up sex, Melody calling, Wreckin’ bar (Ra Ra Ra)).

PHOTO: AV PRESS/ALEXIS TAMINIAUX

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