Dour Festival: notre parcours rock

 

Neuf scènes, 280 artistes programmés sur cinq jours. Voilà le copieux menu du Dour Festival qui s'ouvre ce mercredi 13 juillet sur le site de La Machine à Feu. Si l’électro et le hip-hop dominent largement la programmation, les guitares vont aussi résonner sur le site. Découvrez notre sélection.

bonpixies2014

Dans l’interview exclusive qu’il nous accordait voici quelques jours, Anthony Kiedis des Red Hot Chili Peppers affirmait qu’on ne vivait sans doute pas la période la plus excitante pour le rock. Mais il s’empressait d’ajouter: “cela peut encore changer, les gens vont peut-être se lasser des ordinateurs et des concerts joués avec des clefs USB. Ils vont retrouver le plaisir des instruments et des guitares en particulier.

Derrière sa moustache à la Charlie Chaplin, Kiedis n’a pas tort. Regardez le festival alternatif de Dour, si le rock n’y est plus majoritaire et que passé une certaine heure dans la soirée, cela relève même de l’exploit de voir des instrumentistes évoluer sur l’une des neuf scènes, les amoureux du genre ont pourtant de très belles choses à se mettre dans les oreilles. Jugez plutôt.

THE VACCINES MERCREDI 13 JUILLET

23hOO – The Last Arena

Bombardée un peu trop vite “ next big thing ”, la formation anglaise n’a jamais réussi à réitérer les sommets de son premier album “ What did you expect from The Vaccines? ” en 2011. Aujourd’hui, on n’attend plus rien des Vaccines, mais ça fait toujours plaisir de les voir en live avec leur set indie explosif et ultra-minuté, le groupe n’ayant pas la réputation de rester longtemps sur scène. Les plus courtes sont parfois les meilleures.

FAT WHITE FAMILY SAMEDI 16 JUILLET 

23hOO – Le Labo

Cette grosse famille blanc-bec n’en fait qu’à sa tête. Du genre à se disputer sur scène devant son public (ce fut le cas aux dernières [Pias] Nites). Ou à donner des titres zarbis à ses chansons comme Love Goebbels ou Love is the crack, tous deux tirées de l’envoûtant  “ Songs For Our Mothers ” sorti au printemps dernier. Mais leur rock psychédélique est pourtant irrésistible. À Dour, ils jouent au Labo et ça tombe bien. Les mecs de Fat White Family  adorent expérimenter.

ALLAH-LAS SAMEDI 16 JUILLET 

19h15 – La Petite Maison Dans La Prairie

Ils sont quatre, nous viennent de Los Angeles où ils se sont rencontrés dans un magasin de disques, ont des amis bien placés (Nick Waterhouse, également à l’affiche du Dour Festival) et ne jurent que par le rock west coast. Si vous pensez Beach Boys, guitares surf, filles bronzées et délires de pop/psychédélique, vous n’êtes pas loin. Vous êtes très près.

MADBALL SAMEDI 16 JUILLET

22h30 – Cannibal Stage

Increvables! Ces mecs sont increvables et n’ont jamais retourné leurs bermudas. Fondé il y  a presque trente ans, Madball est plus qu’un groupe pionnier de la scène hardcore new-yorkaise. C’est un exemple. Sans jamais cartonner au-delà de sa cible de prédilection, sans jamais décevoir non plus, Madball taille la route, sort régulièrement des disques qui se ressemblent à peu près tous et remplit des salles loin de la médiatisation. Habitués de Dour, les vétérans tatoués jouent cette fois en tête d’affiche sur la Cannibal Stage. Et ça va chier, yeah!

COCAINE PISS DIMANCHE 17 JUILLET

13h20 – Cannibal Stage

Avec un nom de groupe pareil, il ne faut pas vous attendre à des poèmes de Maurice Carême mis en musique par un barde folk s’accompagnant d’une flûte traversière. Quand on a vu ce groupe liégeois en première partie de Ghinzu à l’automne dernier, on a détesté. Depuis, Cocaine Piss a mis un peu de rigueur dans sa sauvagerie,  pondu de nouvelles compositions et est parti à Chicago pour faire mixer son premier album par le légendaire Steve Albini (Pixies, Nirvana,…). On crève d’envie de les revoir.

PIXIES DIMANCHE 17 JUILLET

22h30 – The Last Arena

 OK, son leader Black Francis n’a jamais nié que l’une des principales raisons de la reformation de son groupe en 2004 était d’ordre pécuniaire. Et même si le dernier album en date de la formation de Boston, “ Indie City ” (2014) était faiblard, ça reste quelque chose sur scène. Pixies annonce un nouveau disque pour la rentrée, on se doute qu’on entendra plusieurs extraits sur La Last Arena, mais c’est avec leur back-catalogue indie que les Pixies vont tout retourner pour le premier passage de leur carrière à Dour.

FUMACA PRETA DIMANCHE 17 JUILLET

15h15 – Le Labo

Le pitch? Un trio formé d’un Vénézuélien, d’un Anglais et d’un Portugais qui malaxe guitares psychédéliques, rythmiques tropicales et pédales wah-wah. C’est vintage, c’est cool et plein de groove. En guise d’apéro avant son passage au Dour Festival, le groupe a balancé “ Impuros Fanaticos ”, disque qui sent le soufre et la sueur. Chaud boulette.

SUUNS DIMANCHE 17 JUILLET 

17h30 – La Petite Maison Dans La Prairie

Exigeante, sans concession, âpre mais toujours jouissive, la musique délabrée de la formation montréalaise représente ce qui se fait de plus moderne en rock aujourd’hui. Accueilli unanimement au printemps dernier, notamment dans les colonnes de Moustique, “ Hold/Still ”, petit dernier de la bande à Ben Shemie, est une bande-son glaçante qui fait un bien fou. Après leur prestation aux Nuits, on les attend à Dour. Suuns, ça veut dire “ Zéros ” en thaï. En fait ce sont des héros.

 

 

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