Le hip-hop prend la relève aux Ardentes

Malgré les annulations des stars américaines Young Thug, Mac Miller et de la Londonienne Little Smiz, le festival liégeois a pris des couleurs urbaines ce jeudi.

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Après la déferlante Indochine, c’est le hip-hop qui s’invite en cette deuxième journée ensoleillée . Mauvaise nouvelle pour les organisateurs : après l’annulation de Mac Miller tombée en amont du festival, c’est la jeune rappeuse anglaise Little Simz et surtout la star américaine Young Thug qui ont renoncé à la dernière minute, privant ainsi le public des Ardentes de ses principales têtes d’affiche ce jeudi. Peu importe, bien que dégarni en ce début d’après-midi, le parc Astrid vibre volontiers sur le flow old-school de Woodie Smalls. Le MC de Sint-Niklaas construit son set en crescendo, séduit toujours avec son timbre limpide et déploie une énergie positive pour s’attirer les faveurs du public. Il joue a peu près dans les festivals belges cet été et, depuis qu’on l’a vu en janvier dernier à l’Eurosonic, il ne connaît aucune baisse de régime. Qu’on se le dise, Woodie Smalls est un grand et  « The Soft Parade », son premier album distribué par Sony est un bijou.

« Si nous restons dans la tradition, il n’y aura aucune évolution « , déclare le Hollandais Jameszoo. Dans le bunker du HF6, ils doivent être à tous casser trente à avoir capté le message et s’être donné rendez-vous dès 15h pour écouter l’électro minimaliste de ce DJ/producteur. Un son poussé au maximum et l’impression que notre lascar s’endort derrière ses machines nous poussent très vite à déclarer forfait. Ce jeudi, pour lui, c’était plutôt la zéro évolution…

Retour sur la scène en plain air pour se prendre une belle petite claque avec Yelawolf (photo), Michael Wayne Atha de son vrai nom. Stetson de cow-boy, tatouages sur tout le corps, jeans fatigué et boots usées. On a l’impression que le gars s’est trompé de festival et surtout de jour mais non, ce mec là est bien dans le hip-hop. Et a fond. Epaulé par un guitariste branché « classic rock » (on a même eu droit au riff de Whola Lotta Love de Led Zeppelin) et d’un dj/scratcheur affublé d’un T-shirt de The Cramps, Yelawolf défend  sa vision très roots du rap et nous bluffe avec son flow à la mitraillette. Protégé d’Eminem qui l’a signé sur son label Shady Records, l’outlaw d’Alabama balance des tracks tirés de son dernier album  « Love story », rend hommage à Johnny Cash et met en exergue sa coolitude du sud. Une belle découverte en ce qui nous concerne.

Vincent « Kmeron » Philbert

 

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