Indochine a donné du bonheur aux Ardentes

Le "Heroes" de Bowie, des canons à confettis, une explosion de tubes, des titres peu joués et beaucoup de guitares... Nicola Sirkis et son groupe ont donné un concert aussi rare qu'intense pour le dixième anniversaire du festival liégeois.

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En 2006, Indochine avait dû attendre la fin de France-Italie en finale du Mondial de foot (oui, la rencontre avec la fameux coup de boule de Zidane) pour monter sur scène. C’était la première édition des Ardentes et la seule présence de Sirkis and co avait suffit à placer le festival sur orbite. Indochine avait publié six mois plus tôt l’ambitieux double CD « Alice et June ». Quelques jours avant sa prestation à Liège, le groupe avait été au Vietnam où il avait donné deux concerts à Hanoï avec le philharmonique local. Souvenirs, souvenirs…

Dix ans plus tard, c’est une autre histoire. Le groupe peaufine son nouveau disque qui est attendu pour début 2017. Il n’a rien à prouver cet été. Il n’a rien à défendre ou à vendre. Mais il a la niaque. Au lendemain des attentats de Paris, Nicola Sirkis avait décidé de programmer une poignées de dates en festival. Juste pour marquer le coup, être présent, jouer, montrer qu’on est en vie. Montrer qu’on a envie.  Les Ardentes était la seule escale belge de cette mini-tournée. Et ce ne fut que du bonheur. Car oui, on peut le tourner comme on veut. Ce mercredi, Indochine a donné une chose rare au public liégeois: du bonheur. Il fallait y penser, non? Il a rendu des milliers de gens heureux avec un concert intense et une setlist pleine de surprises.

Le groupe ne veut rien brader cet été. Il ne lésine pas sur les moyens. Le visuel est une fois de plus énorme. Une immense tenture blanche plissée sur le fond de la scène et des images qui défilent : des archives, des clips, certains même -encore une bonne idée- qui sont montés à l’envers (College boy). Il y a des explosions, des pluies de confettis, une intro magistrale avec Le baiser, un hommage à Bowie quelque peu osé, « Heroes » étant le genre de morceau qu’on attaque pas à la légère. On entend aussi beaucoup de guitares et ça fait du bien, notamment sur les trois chansons d' »Alice et June » qui s’enchaînent en plein milieu de set (June, Adora, Alice & June). Les tubes, nouveaux et anciens, sont placés judicieusement. Un peu au début, beaucoup aux deux tiers et passionnément sur le final avec les incontournables 3 Nuits par semaine et L’Aventurier. Nous n’avons pas vu le temps passer car le temps a été suspendu . Et ça aussi, c’est un plaisir qui ne fait de mal à personne. Un concert historique dix ans après un autre concert historique. Indo et Liège, Liège et Indo, c’est une belle union.

PHOTO VINCENT KMERON PHILBERT

La setlist

Le Baiser

« Heroes » (David Bowie cover)

Marilyn

Little Dolls

Punker

Miss Paramount

Le Lac

College Boy

Tes yeux noirs

J’ai demandé à la lune

June

Adora

Alice & June

Black City Club : Canary Bay / Des Fleurs Pour Salinger / Paradize / Satellite / Astroboy / 3e Sexe / Black City Parade

Trois nuits par semaine

L’Aventurier

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