Marc Wilmots, c’est quoi le problème?

Qu’est-ce qui nous a manqué pendant cet Euro gâché? Des joueurs qui se révoltent, de la chance et une bonne tactique. Sauf que tous les Belges ne partagent pas cet avis. “11 millions d’entraîneurs… et toi, et toi, et toi…”

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Le refrain est entêtant pour n’importe quel entraîneur. Dans une buvette ou au bord d’un terrain, les entraîneurs d’un jour s’agitent. Et forcément, leurs idées sont toujours “ meilleures ” que celle du coach fédéral. C’est la loi du foot! Au soir de la défaite contre le Pays de Galles, elle s’est forcément appliquée à Marc Wilmots, sommé de démissionner par la pression populaire. Juste ou injuste? Analyse d’une “ catastrophe nationale ” en 15 points.

1 Son vestiaire le lâche

Pourquoi le groupe rejetterait Wilmots? Cette génération veut gagner des trophées! Elle se demande si elle pourra le faire avec lui. Déjà contre l’Italie, il tenait comme un “mauvais prof” à annihiler toute voix discordante. Si cela fonctionne en maternelle ou dans une dictature, ce type de communication lissée censée protéger le groupe des ardeurs des médias lors du tournoi a atteint ses limites. Thibaut Courtois ne l’incrimine pas publiquement: “ On a toujours les mêmes problèmes contre des équipes en 3-5-2. C’est donc notre faute. Ce n’est pas à moi de décider s’il faut changer d’entraîneur. Je donnerai mon avis en interne ”

Autre star flamande, Kevin De Bruyne nuance: “Difficile de parler de l’avenir de Marc après le match. Toutefois, il faut reconnaître que les joueurs ont aussi commis des erreurs”. Hazard, en capitaine, martèle que les 23 joueurs “étaient derrière le coach”!

Petite piqûre de rappel: avant l’Euro, Courtois s’était confié à l’émission  Café Courtois: “Les joueurs n’ont qu’un seul objectif: disputer l’Euro 2016. Qu’on arrive à atteindre ce but avec ou sans Wilmots ne fait aucune différence. S’il estime qu’il doit partir, personne n’est irremplaçable ”.

2 Des joueurs pas assez concernés

Contre l’Italie ou le Pays de Galles, le spectateur ne conteste pas tant la défaite… que le manque d’implication des Diables à chaque seconde. Pas de révolte, de rage. Dans Foot Magazine, Meunier est plus précis lorsqu’on le lance sur ce débat: “Mais je ne crois pas que c’est la tactique le problème, c’est être concerné à 100 % collectivement qui importe”.

Là, on touche une des failles de Wilmots. Lui qui est toujours concerné à 100 % n’arrive plus à impliquer à 100 % l’ensemble de ses joueurs. Cette rage ne passe plus. Vincent Langendries au micro de la RTBF établit le même constat: “ Quand les choses tournent mal, personne ne sonne la révolte. Les regards se tournent vers le chef coq… le coach ”.

La suite dans le Moustique du 6 juillet 2016

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