Gérard Holtz: dernier Tour

Après 44 ans d’antenne, l’hyperactif du service des sports change de registre. Rangé des voitures et des vélos, il veut désormais raconter des histoires.

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Les rumeurs avaient commencé en début d’année, lorsqu’il avait annoncé qu’il ne présenterait pas le Dakar. Il préférait rester aux côtés de son épouse, Murielle Mayette, nommée quelques mois auparavant à la direction de la Villa Médicis, à Rome. Et en mai, alors que les têtes de ses collègues tombaient à France Télévisions, il annonçait lui-même qu’il quittait la chaîne, pour s’installer définitivement en Italie. Mais ne comptez pas sur lui pour profiter de la dolce vita. À presque 70 ans, Gérard Holtz déborde de projets et veut désormais se consacrer à deux autres de ses passions: le théâtre et le documentaire.

Ces derniers mois ont été agités à France Télévisions. Ces tensions ont-elles précipité votre décision?

Gérard Holtz – Non, du tout. Les patrons voulaient me garder. Ceci dit, à ce propos, il est normal que des patrons changent un certain nombre de programmes et d’animateurs. On l’a toujours dit et moi je l’ai toujours vécu comme ça, on n’est pas propriétaires de notre fauteuil. Après il faut de la méthode et du respect dans les deux sens. Il faut que tout se passe dans un climat de concertation et d’explication. Mais changer est une chose normale. Dans toutes les entreprises du monde, ça se passe comme ça. Quand un nouveau patron arrive, il a envie de mettre sa marque. C’est normal. Moi, on voulait me garder.

L’actuel Tour de France sera votre dernier sur le service public. Suivrez-vous encore la Grande Boucle?

G.H. – Peut-être m’y reverra-t-on… Qui sait? Depuis que j’ai annoncé mon départ, j’ai reçu plusieurs appels. Notamment la RAI, qui m’a proposé d’être consultant. Mais en attendant, ce Tour de France, je l’ai préparé avec la même énergie que les autres. J’ai la tête dans le guidon. Je ne sais pas si c’est une qualité ou un défaut, mais je réussis très souvent à tourner les pages. Ça m’est arrivé dans ma vie professionnelle et privée. Comme lorsqu’on m’a proposé de quitter la présentation du journal pour passer au service des sports…

 

La suite dans le Moustique du 6 juillet 2016

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