Rock Werchter: singing in the rain

Chaos sur les routes pour rejoindre le festival, mais ambiance festive en attendant sir Paul McCartney.

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Le coup d’envoi de l’édition 2016 du festival Rock Werchter a été donné ce jeudi à 14h00 par le groupe London Souls sur la Main Stage, l’une des trois scènes plantées sur le site du Brabant flamand. Chose rare dans l’histoire de cette grand-messe musicale faisant la fierté du plat pays qui est le nôtre, seule une des quatre journées, celle de samedi (avec Red Hot Chili Peppers en tête d’affiche), est complète malgré une programmation de haut vol. La menace des attentats, l’Euro et les conditions météo désastreuses sont autant de motifs invoqués par les organisateurs qui évitent toutefois de parler des prix excessifs (100 euros pour un ticket d’un jour, 236 euros pour le « combi », 3 euros pour un Coke ou une Pils).

Ce jeudi, pour arriver sur le site, c’était galère de chez galère. Réputé à raison pour être l’un des festivals les mieux organisés du monde, Rock Werchter ne peut toutefois rien faire contre Dame Nature qui s’est déchaîné ces dernières semaines. Les prairies jouxtant le site étant détrempées, ce sont plusieurs camping et parkings qui ont dû être fermés. Si les festivaliers qui ont privilégié les transports en commun sont arrivé sans encombre et que les campeurs ont pu planter leur tente plus loin, pour les automobilistes, c’était l’enfer, non seulement pour se rapprocher du site, mais aussi pour se garer.

Après le chaos pour rejoindre la plaine, les quelque 50.000 spectateurs ont eu toutefois la satisfaction de découvrir une vaste prairie transformée en plage avec des tonnes de sable remplaçant le plancher des vaches. Mieux encore, de timides rayons de soleil ont égayé la prestation «juke-box » de Kaiser Chiefs sur le coup de 15h30 avec que la pluie ne fasse son apparition à l’entame de la prestation du surdoué Jake Bugg. Tête d’affiche incontestable de de cette première journée, Paul McCartney, dont c’est la première apparition à Rock Werchter, doit monter sur scène à 21h30. Nous y reviendrons. Car drache ou pas drache, nous resterons.

PHOTO : SOPHIE DELAPIERRE

 

 

 

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