Fête de la Musique: le débrief

Quatre  raisons pour lesquelles nous avons aimé cette 32e édition.

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La Fête malgré tout

Le foot, la météo et la menace terroriste n’ont pas eu raison de la Fête de la Musique qui s’est déroulée ce week-end en Fédération Bruxelles-Wallonie. Mais, c’est vrai, il y avait beaucoup moins de monde que l’année dernière.  Foule ou pas foule, les artistes programmés ont tenu leur rang  sans baisser les bras.  On pense notamment à Dan San qui s’est produit au parc de Cinquantenaire devant un public clairsemé samedi après-midi, leurs fans s’étant sans doute attardés dans des cafés pour célébrer comme il se doit la victoire des Diables Rouges.  Les quelques centaines de spectateurs en culottes courtes qui sont arrivés dès 11h00 dimanche pour assister à la relecture originale de Pierre et le Loup par Alex Vizorek dans cette même esplanade du Cinquantenaire ne l’ont pas regretté non plus. Mais cette version relookée du conte de Prokofiev méritait plus. Dommage.

La Fête pour tous

Un conte de Prokofiev, un groupe psychédélique, du jazz, de l’afro-beat… Il y en  avait pour tous les goûts et c’est bien sûr en famille ou en groupe qu’on vient à la Fête de la Musique pour papillonner ensuite vers les différentes scènes.

La Fête par tous

Quelque 700 concerts étaient programmés tout au long du week-end avec un gros focus sur la bouillonnante scène issue de la Fédération Wallonie-Bruxelles.  Moaning Cities, pour ne citer qu’un seul exemple, a pu ainsi toucher un nouveau public en se produisant successivement à Liège, à Bruxelles et à Braine-le-Comte.  Une triple occasion pour la formation de psyché/prog’ de dévoiler une poignée de compositions à paraître sur son nouvel album prévu pour septembre.  Mais, c’est pourtant de Gand que nous est venue la plus belle sensation du week-end.  On vous parle de STUFF., groupe dont nous cessons à Moustique de relever les exploits live depuis plus d’un an. Samedi soir, au Cinquantenaire,  STUFF.  a emmené l’assistance dans son univers atypique où se mêlent soundtracks imaginaires, effluves jazz, rythmiques hip-hop et zestes électro, le tout exécuté avec une maîtrise exceptionnelle et une originalité hors-par.  Voilà un groupe dont la musique ne ressemble à rien de ce qui existe. C’est beau, c’est rare et ça fait du bien.

La Fête partout

 Il est quatorze heures ce dimanche. La toujours très inspiréee Françoiz Breut se produit entre un F16 et un  Havilland Vampire  DH 115 de la RAF. Ça se passe au Musée de l’Aviation et un public écoute religieusement les mélodies de la chanteuse française dans ce cadre inédit. Ça aussi, c’est la Fête de la Musique. Faire jouer les artistes dans des endroits insolites. L’acoustique n’est pas au top, la visibilité pas toujours évidente mais on s’en fout.  Ce n’est pas tous les  jours qu’on peut vivre pareille expérience…

Photo Bernard Babette.

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