Paul Simon le bourlingueur

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Un étrange instrument indien répondant au nom de gopichand, une guitare flamenco, des beats confectionnés par le groupe électro italien Clap! Clap!, un saxophone jazz… Oui, on est loin de Mrs. Robinson ou de l’arpège pour veillée scout Bridges Over Troubled Water. A septante-quatre ans (et son ingé son Roy Halee en a huit de plus), Paul Simon montre avec ce treizième album solo qu’il reste un artiste libre et un nomade des sons. Tant dans la forme que dans le fond, " Stranger To Stranger " brouille les pistes. Aussi touchant pour évoquer une idole sportive de sa jeunesse (Cool Papa Bell) qu’en recueillant la dépression d’un vétéran de l’Aghanistan (The Riverbank), Simon n’oublie pas d’apporter une conscience mélodique à ses explorations. Même les deux interludes acoustiques (The Clock et In The Garden Of Edie) sont de toute beauté. Son meilleur disque depuis " Graceland ". Sorry, son meilleur disque tout court.

> STRANGER TO STRANGER, Paul Simon, Universal. Le 1/11 à Forest National.

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