Ode à l’absurde aux Nuits

Jacques, Kenji Minogue et Salut C’est Cool ont fait transpirer un public en furie.

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Adepte de la techno transversale instinctives, Jacques délivre un set unique dans tous les sens du terme. Sur des beats rythmiques, l’artiste français au look de moine copiste rédige un récit spontané, ajoutant progressivement à sa musique des samples captés dans l’instant. Un extincteur vide, un canard en plastique, une agrafeuse, du ruban adhésif, un mètre à rouleau, un peigne… Autant d’objets transformés en instruments insolites dont il capte les sons jusqu’à obtenir satisfaction. Jacques chante, joue de la guitare aussi et même du pipeau! Sa narration musicale n’en demeure pas moins touchante de sincérité. Un style inédit qui correspond sans doute plus aux fêtards invétérés du bout de la nuit.

En parlant de party harders, les Flamands de Kenji Minogue (photo) ont, eux aussi, une notion particulière de la formule « faire la fête« . Le groupe s’est offert un caméo dans le dernier film de Felix Van Groeningen en interprétant Ti Ricordi Di Me, l’un des titres composé par Soulwax (alias 2 Many DJ’s) pour la BO de Belgica. Sur scène, les deux chanteuses complètement déjantées sont accompagnées d’un batteur caché sous un masque de cochon et d’un guitariste cousin éloigné de Robocop ou de Cyclope des X-Men, à savoir. Energique, sans doute énervant pour certains, la dance festive de Kenji Minogue a mis le feu au chapiteau. Le tout en chantant en néerlandais, s’il vous plaît!

Chauffés à blanc, les spectateurs n’en ont pas fini de se dandiner pour autant. Les poètes dadaïstes de Salut C’est Cool prennent la relève pour un set techno boum-boum survolté et ininterrompu de plus d’une heure. Les battements de basse, rythmés par les sauts d’un public en pleine hystérie collective, font trembler la structure du chapiteau et, avec lui, tout le parc du Botanique. Les slams s’enchaînent sur les sons: Salam Aleykoum, Techno toujours pareil, Merci Nature… Pas rasasiée, l’assemblée en redemande encore, poussant le quatuor au rappel afin de satisfaire une audience décidément infatigable. Une Nuit de folie.

PHOTO CHARLOTTE BIDEE

 

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